
Domaines d'activités
|
|
|
 |
|

 |

Bernard Debré : "Les anti-OGM sont des irresponsables"
|
 |
 |  |  |  | 16 avril 2008
.jpg) | Actuellement, 800 millions d’êtres humains ne mangent pas à leur faim.Les OGM,qu’il s’agisse du maïs, du blé ou encore du soja, ont une productivité accrue de l’ordre de 10 à 40 % car ils se défendent mieux vis-àvis des prédateurs et les récoltes subissent moins de pertes. Nous n’arrivons pas à nourrir l’humanité alors que nous sommes moins de sept milliards.Dans trente ans,nous serons neuf milliards.Nous devons d’ici là réussir à doubler la production agricole planétaire. Les OGM sont une partie de la réponse à ce problème, si l’on veut éviter de traverser une crise alimentaire gravissime. Ils offrent non seulement une meilleure productivité mais peuvent pousser sur des terres plus arides ou plus salines, jusque-là incultivables.
| Autre avantage,ces cultures sont plus écologiques. Les OGM n’ont pas besoin d’être traités : ils se défendent eux-mêmes contre les maladies.Finis les pesticides, parfois nocifs, que l’on retrouve ensuite dans la nappe phréatique! En dix ans,les Américains ont ainsi économisé 300 000 tonnes de pesticides et deux milliards de litres de fuel,en utilisant moins les engins agricoles.
Autre atout, les OGM sont plus sains pour la santé. Quand une plante est attaquée par un parasite, des champignons s’installent dans ses lésions et sécrètent des mycotoxines,hautement cancérigènes pour l’homme.Les OGM n’ont pas de lésions et leur taux de mycotoxines chute de plus de 90 %.
Les arguments des anti- OGM sont faux.
Les OGM sont en culture dans le monde depuis douze ans. On en a ainsi cultivé sur cette période près de 700 millions d’hectares. Que disent les rapports de l’Organisation mondiale de la santé ? Aucune maladie, aucun dérèglement n’a pu être imputé aux OGM. Leurs détracteurs mettent en avant le principe de précaution,considérant ne pas savoir comment la situation va évoluer…
Les écolos parlent de “dangers”. Évoquent par exemple le monarque,un papillon menacé par les OGM.Toutes les études ont démontré que c’était faux. Ils nous disent ensuite que des rats, nourris au maïs Mon863, auraient eu des incidents au foie et aux reins.Faux, encore. Toutes les études des scientifiques ont prouvé qu’il ne s’agissait pas de dysfonctionnement. Argument suivant:attention,les OGM vont contaminer les autres plantes, avec la diffusion du pollen.Faux.Ce risque est écarté dès lors que l’on prend un certain nombre de précautions comme le respect,par exemple,d’une distance de 50 mètres d’un champ OGM à un autre.
C’est sans compter avec la détermination des anti-OGM,qui reviennent à la charge et tentent de nous expliquer qu’au Mexique, un maïs OGM a contaminé un maïs primitif, par le pollen,selon une étude publiée en 2001 dans la célèbre revue scientifique Nature. Mais en 2002, Nature s’excuse et retire cette publication, reconnaissant ses conclusions erronées, après que huit autres études ont montré que le maïs OGM mexicain n’avait rien contaminé. La vérité, c’est que depuis douze ans que l’on cultive des OGM dans le monde, il n’y a jamais eu le moindre problème, ni pour l’homme ni pour les animaux.
Le rôle des OGM en médecine.
Le rôle des OGM en médecine est fondamental. En Argentine, on a modifié le génome de la vache. Un troupeau de trente bêtes sécrète de l’insuline dans son lait, permettant de traiter la totalité des diabétiques de ce pays. L’hormone de croissance, l’insuline, les produits qui permettent de lutter contre un certain nombre de cancers, sont maintenant fabriqués par génie génétique grâce aux OGM.On a trouvé,en France,une plante qui, génétiquement modifiée, donne justement un produit permettant de lutter contre les effets de la mucoviscidose.Mais la recherche a été stoppée car les parcelles cultivées ont été fauchées par les écoterroristes.
|  |  |  |  |
 |

Des cellules souches dans la moelle épinière adulte
|
 |
 |  |  |  | mercredi 16 avril 2008
.jpg) | Une équipe INSERM vient de démontrer la présence de cellules souches dans la moelle épinière adulte. Une « première » qui selon les auteurs, « pourrait à terme déboucher sur une utilisation thérapeutique pour réparer la moelle épinière. »
Cette dernière, située dans le prolongement du cerveau à l’intérieur de la colonne vertébrale, joue un rôle absolument essentiel. Elle assure en effet aussi bien le fonctionnement des neurones moteurs indispensables à la réalisation des mouvements, que la transmission des signaux sensitifs ou le contrôle des viscères. Or actuellement, les lésions qui affectant le « câblage » des neurones sont considérées comme irréversibles…
| L’intérêt de cette découverte, c’est qu’elle permettra peut-être à partir de ces cellules souches, de fabriquer des cellules qui rétabliront le contrôle et le fonctionnement des neurones ! Ce travail considérable est le fruit d’une collaboration entre trois équipes de Montpellier : celles Jean-Philippe Hugnot à l’Université, d’Alain Privat à l’INSERM (Unité 583) et de Luc Bauchet (neurochirurgien au CHU).
La route est encore longue, mais cette avancée pourrait dans les prochaines années se transformer en espoir pour bien des patients. Notamment les victimes de traumatisme médullaire, ou les patients souffrant de sclérose latérale amyotrophique (SLA).
Source : INSERM – Journal of neuroscience Research, 9 avril 2008
|  |  |  |  |
 |

OGM: délit de fauchage aggravé pour une parcelle servant à la recherche.
|
 |
 |  |  |  | mercredi 9 avril 2008
.jpg) | PARIS (AFP) - Les députés ont entériné mardi soir le "délit de fauchage" de cultures OGM et la peine de deux ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende correspondante, prévue dans le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), examiné pour le cinquième jour à l’Assemblée.
L’Assemblée nationale a donc achevé mardi soir ses travaux sur le projet de loi sur les OGM, dont l’examen, commencé le 1er avril, a été une course d’obstacles -suspension pour l’annonce du plan d’économies des dépenses publiques, passage de la flamme olympique, motion de censure...- et a nécessité deux jours supplémentaires de débats, avant le vote solennel mercredi. | L’article 4 du texte - qui fixe ces dispositifs, introduits en février par des sénateurs - a été adopté dans la soirée, en dépit de l’opposition de élus de gauche et au terme d’un vif débat dans l’hémicycle.
Il stipule que "le fait de détruire ou de dégrader une parcelle de culture" OGM est "puni de deux ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende". La peine est portée à "trois ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende" quand il s’agit d’une parcelle servant à la recherche.
L’article prévoit en outre une peine de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende pour entraves au travail des agents chargés de contrôle "la coexistence" des cultures.
Un groupe de "faucheurs volontaires" du collectif anti-OGM, dont le leader altermondialiste José Bové, assistait au débat dans les tribunes du public.
Les députés de gauche, mais aussi l’UMP François Grosdidier, ont défendu en vain des amendements, qui visaient à supprimer ce délit spécial et replacer le fauchage OGM dans le droit commun, au titre de la "destruction du bien d’autrui", comme pour les cultures conventionnelles et biologiques.
Pour Yves Cochet (Verts), cet article veut punir "ceux qui sont entrés en résistance pour s’opposer à la fatalité irréversible des OGM". Citant les mots du mahatma Gandhi, il a conclu: "renoncer à la désobéissance civique c’est mettre la conscience en prison".
"Le 14 juillet 1789, quand nos ancêtres ont pris la Bastille, ils ne se sont pas demandés si c’était légal. Il y a quelque chose de plus fort que la légalité, il y a ce qui est juste, ce qui est légitime. Sur l’affaire du fauchage c’est bien là qu’on en est", a affirmé Jean-Pierre Brard (PCF).
A droite, Patrick Ollier (UMP) a présenté ces sanctions comme "une contrepartie de la transparence". "Lorsqu’on sait exactement où se trouvent les parcelles, il faut qu’il y ait une sanction de l’acte illégal de fauchage", a fait valoir le président de la commission des Affaires économiques.
Philippe Folliot (NC) s’est dit "choqué" par les propos de M. Brard, y voyant une "attaque sur le fondement même de la République".
L’échange le plus vif a opposé le "faucheur volontaire", Noël Mamère (Verts), à l’ancien ministre de l’Agriculture Christian Jacob (UMP). "Ces dispositions sont une espèce de folie idéologique. Les délinquants ne sont pas du côté que l’on croit", a affirmé l’élu Verts.
"M. Mamère, vous manquez de courage! Ayez l’honnêteté d’avouer que c’est votre propre amnistie que vous voulez obtenir. Vous êtes indigne, M. Mamère, indigne!", a lancé M. Jacob.
|  |  |  |  |
 |

Rougeole : 16 cas à Reims, la Suisse toujours en épidémie
|
 |
 |  |  |  | Jeudi 3 avril
.jpg) | La ville de Reims vient de connaître une flambée de rougeole. Entre la fin janvier et le 12 mars, la Cellule interrégionale d’Epidémiologie « Est » et l’Institut de Veille sanitaire (InVS) ont recensé 16 cas de rougeole dont 13 confirmés biologiquement. A l’origine, une jeune femme non vaccinée qui aurait contracté la maladie sur place, à Reims donc.
Selon le Bulletin Eurosurveillance, « l’épidémie a touché 9 adultes et 7 enfants âgés de 7 mois à 28 ans ». Parmi ces malades figurent les deux enfants de la jeune femme, deux autres membres de sa famille et deux professionnels de santé qui ont été appelés à les prendre en charge au CHU de Reims. Aucun de ces patients n’était vacciné contre la rougeole.
| Cette flambée incite à renforcer la vigilance et l’effort de vaccination. Celle-ci rappelons-le, n’est pas obligatoire mais vivement conseillée. En France, 84% de la population est vaccinée contre la rougeole. C’est à la fois beaucoup et… trop peu. Un taux de couverture de 95% est en effet nécessaire pour parvenir à mettre un terme à la circulation du virus.
Au même moment de l’autre côté de la frontière avec la Suisse, la plus importante épidémie de ces dix dernières années continue. Déjà plus de 1 830 cas et 6 encéphalites ont été enregistrés ! La faible couverture vaccinale de la population helvétique -86% pour la primo vaccination, 70% pour le rappel- est là encore directement en cause. Si vous prévoyez un voyage en Suisse, assurez-vous donc d’être bien à jour de vos vaccins.
Source : Eurosurveillance, volume 13, n°13, mars 2008
|  |  |  |  |
 |

Hépatite C : identification d’une protéine bloquant le virus
|
 |
 |  |  |  | Mercredi 2 avril 2008
.jpg) | PARIS (AFP) - L’identification par des chercheurs français d’une protéine qui bloque le virus de l’hépatite C à une étape précoce de son développement ouvre de nouvelles perspectives de mise au point de thérapies visant à empêcher le virus d’entrer dans les cellules du foie.
Des chercheurs de l’Institut de Biologie de Lille (CNRS/Universités Lille 1 et 2/Institut Pasteur de Lille) en collaboration avec des chercheurs de l’Inserm et d’un laboratoire américain de l’université de Stanford, ont mis en évidence une protéine capable de bloquer le virus de l’hépatite C à une étape précoce de son cycle infectieux.
| Ces travaux, soutenus par l’Agence nationale française de recherche sur le sida et les hépatites (ANRS), sont publiés mercredi dans la revue américaine en ligne PLoS ONE. Selon les chercheurs, ces recherches "laissent entrevoir de nouvelles perspectives dans le développement de thérapies visant à bloquer le virus avant qu’il n’entre dans la cellule".
L’hépatite C, contre laquelle il n’existe pas de vaccin préventif, touche environ 130 millions de personnes à travers le monde. En France, avec quelque 5.000 nouveaux cas par an, on estime qu’un demi-million de personnes pourraient être atteintes par cette infection.
L’infection par ce virus (le VHC) est le plus souvent chronique (60 à 80 % des cas) et peut conduire à long terme au développement d’une cirrhose et d’un cancer du foie. Les traitements actuels ont une efficacité limitée (40% d’échec environ) et présentent des effets secondaires non négligeables. D’où l’importance de trouver de nouvelles molécules antivirales.
Le VHC utilise au moins trois récepteurs (dont le récepteur CD81) pour entrer dans la cellule du foie et l’infecter.
C’est en étudiant les protéines associées au récepteur CD81 que les chercheurs ont identifié la molécule EWI-2wint. Cette molécule empêche le virus de reconnaître le récepteur CD81 dont il se sert pour entrer dans la cellule.
La présence de cette molécule dans d’autres types de cellules expliquerait pourquoi elles ne sont pas infectées par le virus de l’hépatite C, notent les chercheurs.
|  |  |  |  |
 |

Congrès au Gabon sur Ebola, cette maladie qui nourrit les fantasmes
|
 |
 |  |  |  | 28 mars 2008
.jpg) | LIBREVILLE (AFP) - Mortalité élevée, absence de traitement, symptômes effrayants: mondialement connue, la fièvre hémorragique Ebola n’a pourtant fait "que" 600 morts en 40 ans mais elle présente tous les ingrédients pour alimenter peurs, rumeurs ainsi que films hollywoodiens et livres à succès.
"D’autres maladies comme le choléra ou le paludisme tuent plus en une journée qu’Ebola (depuis sa découverte dans les années 1970). Mais, partout, les gens la connaissent", souligne Thomas Geisbert, chercheur travaillant pour l’armée américaine, présent à Libreville pour le 4e congrès international sur les virus Ebola et Marburg. | Pour lui, la célébrité d’Ebola est due à "une combinaison de l’action des medias occidentaux, des saignements (provoqués par la maladie), mais aussi du taux de 90% de mortalité".
"Il n’y a pas beaucoup de micro-organismes qui ont ce pouvoir...", poursuit le scientifique américain.
Mais la littérature et le cinéma y sont aussi pour quelque chose.
"Soyons honnêtes: Ebola est connu parce que Richard Preston a écrit "Hot Zone", un livre à succès qui raconte notamment la découverte du virus en Virginie, estime le Dr Geisbert.
Directeur de recherche à l’IRD (Institut de recherche pour le développement), Jean-Paul Gonzalez, autre spécialiste de la maladie, cite le film "Outbreak" à la distribution remarquable avec Dustin Hoffmann, Morgan Freeman, René Russo, Kevin Spacey, Donald Sutherland.
"Au moment de la sortie du film, il y a eu l’épidémie à Kikwit (en République démocratique du Congo) en 1995. Le public regardait le film et ensuite les infos à la télé, et il voyait que c’était vrai en quelque sorte", raconte le chercheur. Des dizaines de navets télévisés et livres aux scénarios aussi catastrophe que faibles ont suivi.
"L’Ebola est hautement pathogène, avec des tableaux cliniques extrêmement graves et là, ça fait peur... Quand on voit une femme allongée sur le lit qui vomit du sang et un bébé qui pleure à côté, c’est une image. Ca se vend. Les ONG, les pasteurs ramassent alors des mannes pour aider la +pauvre Afrique+", ironise le Dr Gonzalez, avant d’évoquer un aspect plus politique.
"Il y a eu le 11 septembre 2001, le bio-terrorisme, le contexte est favorable. C’est politique, médiatique, sociétal et scientifique", conclut-il.
Thomas Geisbert est sur la même longueur d’ondes: "Tout commence quand Ken Alibek, qui dirigeait le programme d’armement bactériologique de l’URSS, témoigne devant le Congrès américain dans les années 1990 et affirme que l’URSS développait Ebola et Marburg. L’URSS a disparu, personne ne sait où est passé le matériel. Alors maintenant avec Al-Qaïda et les organisations terroristes on se dit: +et si quelqu’un, avec de mauvaises intentions...+".
"Regardez ce qu’ont fait cinq lettres d’anthrax aux Etats-Unis. Si quelqu’un a accès à Ebola, il n’a même pas à le vaporiser: il le met sur une bouteille et tue 40 personnes à New York. Ebola fait partie du problème du bio-terrorisme", analyse-t-il.
Mais pendant que les sociétés occidentales fantasment sur cette maladie hyper médiatisée, c’est le manque d’information qui engendre des problèmes en Afrique.
"On a réussi à faire croire aux gens qu’Ebola était l’oeuvre des sorciers, notamment à cause de son côté spectaculaire et des vomissements de sang", souligne Pierre Fomenty, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
"On dit aux gens qu’il faut brûler les habits, ne plus enterrer les morts de manière traditionnelle. Cela heurte leurs habitudes", ajoute le Dr Jean-Jacques Mayembe, de l’Institut national de recherche biomédicale de Kinshasa.
"On constate maintenant qu’il y a une peur. A Kikwit, on a brûlé la maison d’un défunt, des enfants de victimes ont été relégués aux abords du village".
|  |  |  |  |
 |

Une molécule organique détectée sur une planète extra-solaire
|
 |
 |  |  |  | jeudi 20 mars 2007
.jpg) | WASHINGTON (Reuters) - Une molécule organique a été découverte pour la première fois dans l’atmosphère d’une planète située en dehors de notre système solaire, ont annoncé des chercheurs.
Grâce au télescope spatial Hubble, des astronomes ont distingué du méthane dans l’atmosphère de la planète HD189733b, qui est approximativement de la taille de Jupiter et se situe à 63 années lumière de la Terre, peut-on lire dans un article publié mercredi dans la revue Nature.
| Les molécules organiques, comme le méthane, contiennent des liaisons carbone-hydrogène et sont très fréquentes chez les êtres vivants, mais ne leurs sont pas propres.
Selon les auteurs de l’étude, la planète qu’ils ont observée est pourvue de températures atmosphériques avoisinant les 1.000°C et est par conséquent peu propice à la vie.
"Le méthane ne peut pas être produit de façon biologique sur la planète que nous avons observée", a assuré Giovanna Tinetti, de l’University College de Londres, contactée par courriel.
"L’idée est de répéter à l’avenir ce type d’observations vers des planètes moins hostiles au développement et à l’évolution de la vie", a-t-elle ajouté.
Le méthane a été détecté sur plusieurs planètes de notre système solaire. "Dans des conditions favorables, le méthane peut contribuer à la formation d’acides aminés", éléments essentiels de la vie, a indiqué un autre membre de l’équipe de recherche, Mark Swain, de la Nasa.
L’observation a été effectuée lors d’un transit: le passage de la planète étudiée entre son étoile et le télescope. Les scientifiques ont alors recours à la spectroscopie, qui fragmente la lumière en ses différentes composantes de couleur.
"On peut penser à un prisme, qui produit un spectre d’arc-en-ciel quand on fait passer de la lumière au travers. C’est ce que nous faisons quand une planète passe devant son étoile. Ce que nous voyons alors, c’est la lumière de l’étoile filtrée par l’atmosphère de la planète. Les molécules qui se trouvent dans l’atmosphère laissent une trace spécifique dans le spectre", a expliqué Swain, contacté par téléphone.
HD189733b fait partie des plus de 270 planètes extra-solaires découvertes à ce jour et fait partie de la catégorie des géantes gazeuses, comme Jupiter ou Saturne dans notre système solaire.
|  |  |  |  |
 |

Identification d’un ancêtre commun au blé, au riz, au maïs et au sorgho
|
 |
 |  |  |  | 13 mars 2008
.jpg) | PARIS (AFP) - Un ancêtre commun au blé, au riz, au maïs et au sorgho, quatre des cinq céréales les plus cultivées sur terre, a été identifié par des chercheurs de l’Institut national (français) de la recherche agronomique (INRA), qui espèrent grâce à leurs travaux pouvoir améliorer le rendement du blé.
Alors que le génome du riz a été séquencé entièrement en 2002 et que ceux du maïs et du sorgho devraient l’être prochainement, celui du blé est plus mal connu.
| Mais la comparaison de ses chromosomes avec ceux des trois autres céréales a permis d’identifier des gènes communs, a expliqué Jérôme Salse, de l’unité "Génétique, diversité, écophysiologie des céréales" de l’INRA et de l’université de Clermont II.
"Nous avons identifié les chromosomes ou parties de chromosomes porteurs de gènes communs entre le blé, le riz, le maïs et le sorgho", a déclaré le chercheur.
"Sur la base de ce résultat, il a été possible d’identifier un génome minimal constitué de 5 chromosomes qui suffit pour reconstruire les génomes que l’on connait du blé, du maïs, du riz et du sorgho", a expliqué M. Salse.
Vieux de 90 millions d’années, l’ancêtre des quatre céréales a rapidement dupliqué sa structure, pour arriver à dix chromosomes, puis à 12. La polyploïdie (doublement du contenu chromosomique c’est-à-dire présence des chromosomes en plusieurs exemplaires au sein du génome) qui concerne la plupart des plantes, leur a permis de s’adapter à leur environnement.
Pour améliorer le rendement, on peut jouer sur le nombre de tiges par plante, le nombre de grains par tige ou la taille des grains.
"L’objet des recherches est d’identifier des gènes présents dans l’une des trois composantes", selon M. Salse.
Pour appliquer ces recherches, deux méthodes sont possibles. La première est la sélection assistée par marqueur avec le croisement de plusieurs variétés. "Un autre débouché est d’introduire directement ce gène par technique de transgénèse pour produire un OGM", précise le spécialiste de paléo-génomique.
|  |  |  |  |
 |

Découverte d’un gène qui prédit les réactions néfastes à un anticoagulant
|
 |
 |  |  |  | Jeudi 6 mars
.jpg) | WASHINGTON (AFP) - Des chercheurs américains ont identifié un gène dont les variations permettent de prévoir les premières réactions des patients à l’anticoagulant warfarine, réduisant ainsi les risques d’un mauvais dosage pour des millions de patients dans le monde, selon une étude publiée mercredi.
Cette découverte devrait aider les médecins à déterminer rapidement le dosage optimal de ce traitement largement utilisé en testant les variations du gène VKORC1, selon des chercheurs de l’université Vanderbilt (Tennessee, sud), dont les travaux paraissent dans le New England Journal of Medicine daté du 6 mars. | Ce gène permet ainsi de prédire précisément les sujets sensibles à l’anticoagulant.
La FDA, l’agence américaine des médicaments, recommande depuis un an aux médecins de commencer le traitement avec des doses plus faibles chez des personnes ayant certaines variations des gènes CYP2C9 et VKORC1.
Le dosage de la warfarine est particulièrement délicat, les premières réactions étant très variables selon les malades, relèvent ces médecins. Un dosage excessif peut entraîner des hémorragies. S’il est trop faible, des caillots peuvent se former.
Le Dr Ute Schwarz de la faculté de médecine de l’Université Vanderbilt, principal auteur de ces travaux, a analysé l’ADN de près de 300 malades qui venaient de prendre de la warfarine, commercialisée sous le nom de Coumadine par le laboratoire Bristol-Myers Squibb.
Quelque deux millions de personnes aux Etats-Unis prennent cet anticoagulant.
La Coumadine est utilisée comme traitement préventif et curatif des thromboses, des caillots sanguins se formant dans les vaisseaux après une attaque cardiaque, cérébrale ou à la suite d’une importante intervention chirurgicale.
Cette recherche a été financée par l’Institut national américain du coeur, des poumons et du sang (NHLBI) qui fait partie des Instituts nationaux de la santé (NIH).
|  |  |  |  |
 |

De l’hémoglobine de ver marin pour pallier la pénurie de dons de sang
|
 |
 |  |  |  | 29 février 2008
.jpg) | ROSCOFF (AFP) - Pour pallier la pénurie croissante de dons de sang, des biologistes basés à Roscoff (Finistère) espèrent pouvoir bientôt exploiter l’hémoglobine d’un ver marin ayant les mêmes propriétés fonctionnelles que l’hémoglobine humaine.
La molécule d’hémoglobine de l’arénicole, un ver des sables originaire des plages européennes de l’Atlantique Nord, possède de nombreux atouts, selon Franck Zal, directeur scientifique de la société de biotechnologie Hemarina. Notamment la propriété de ne "pas être enfermée dans un globule rouge, ce qui la rend compatible avec tous les groupes sanguins". | En outre, injectée sur des rongeurs, cette molécule, la HbAm, transporte l’oxygène "sans poser de problème d’hypertension" et sans autres effets secondaires, contrairement à d’autres molécules chimiques ou biologiques déjà testées sur l’humain.
Elle "se conserve à différentes températures et peut être congelée ou lyophilisée", précise le scientifique qui travaille sur l’arénicole depuis une trentaine d’années.
Enfin, atout majeur de la HbAm: sa concentration. "Quelques grammes suffisent à remplacer une poche d’hémoglobine humaine de 70 g", explique-t-il.
En 2007, Franck Zal a créé avec sept associés la start-up Hemarina qui vise à l’extraction industrielle de la HbAm et à poursuivre les essais pré-cliniques et cliniques sur les arénicoles, fournies par une ferme aquacole britannique.
Les applications à terme pourraient être multiples. Selon le chercheur, l’HbAm peut être transfusée mais aussi aider à la transplantation d’organes, à la composition de pansements actifs ou encore à la culture cellulaire.
Découverte en 2000, la molécule pourrait être disponible sur le marché d’ici 2010 pour certaines applications, "sous réserve que l’on trouve des partenaires industriels", tempère M. Zal.
Pour la substitution du sang humain, il faudra encore attendre les résultats sur des volontaires sains dans un premier temps (2010-2011), puis sur des malades (2011-2015). Ce n’est qu’alors que le produit, déjà protégé par cinq brevets, pourrait être commercialisé.
A l’échelle mondiale, les marchés potentiels sont prometteurs, assure le chercheur. Celui de la transfusion sanguine est, selon lui, estimé à près de 49 milliards d’euros par an. En effet, 70 millions de poches de concentré de globules rouges sont transfusées annuellement dans le monde quand il en faudrait 270 millions.
"Cela fait 50 ans que l’on cherche un substitut aux globules rouges, qui est le produit sanguin le plus demandé, et pour l’instant on n’en a pas trouvé", relève Luc Douay, directeur scientifique de l’Etablissement français du sang (EFS).
"Et l’approche (d’Hemarina), comme toutes les tentatives, est la bienvenue", estime le chercheur qui travaille lui-même sur la culture de cellules souches visant à produire des globules rouges.
"On aura toujours besoin de transfusions sanguines. Mais les dons restent insuffisants. Donc notre but, c’est de venir en complément de ces dons", explique M. Zal.
Selon l’EFS, les stocks sont actuellement insuffisants pour l’ensemble des produits sanguins en France. Plus de 2,5 millions de dons annuels seraient nécessaires pour faire face à la demande, mais l’EFS n’en recueille que 2,2 millions. "Et la demande progresse de 5% par an", s’alarme Franck Zal.
|  |  |  |  |
 |

Hôpital: 200.000 postes à pourvoir en cinq ans
|
 |
 |  |  |  | 19 février 2008
.jpg) | PARIS - Le ministère de la Santé lance mardi une campagne nationale d’information et de promotion des métiers hospitaliers en vue de pourvoir les 200.000 postes qui seront laissés vacants par les départs en retraite dans les cinq années à venir.
Invitée sur Canal+ mardi matin, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a reconnu qu’il existait des "problèmes de recrutement" pour faire face aux besoins de 150 métiers allant "d’un bac +11 à un bac +1".
| "Bien sûr, on voit tout de suite les médecins, les chirurgiens-dentistes, les pharmaciens, les infirmières. Mais il y a aussi toute sorte de métiers techniques: des radiophysiciens, des manipulateurs d’électro-radiologie, des secrétaires", a souligné Mme Bachelot.
Pour éveiller l’intérêt des jeunes, une campagne "au ton décalé et humoristique" a été imaginée. Elle se compose de deux spots télévisés et d’un site internet, http://www.lhopitalabesoindevous.fr, précise un communiqué du ministère. AP
|  |  |  |  |
 |

Le don de sang ? A deux, c’est encore mieux !
|
 |
 |  |  |  | jeudi 14 février 2008
 | Elle est pour le moins originale, la campagne d’incitation au don de sang que lance aujourd’hui l’Etablissement français du Sang (EFS) de Bretagne ! Elle nous propose de devenir Ambassadonneurs en venant donner son sang… en bonne compagnie. Ce 14 février bien sûr, mais aussi tout le reste de l’année.
Avec qui viendrez-vous donner en 2008 ? Le slogan incite les donneurs réguliers à devenir de véritables ambassadeurs du don. « Convaincus de l’importance de leur geste, ils peuvent motiver d’autres personnes parmi leur famille, leurs amis ou leurs collègues » explique l’EFS Bretagne.
| Pour faciliter la tâche de ses ambassadonneurs, l’établissement met à leur disposition affiches et promesses de dons. Une bonne idée pour attirer de nouveaux donneurs et faire face « à l’augmentation du nombre de transfusions. Augmentation supérieure à 10% au cours des deux dernières années ». En Bretagne comme dans le reste du pays, d’ailleurs. A l’échelle nationale, l’EFS estime les besoins quotidiens aux environs de 8 800 dons.
Pour tout savoir sur le don de sang, rendez-vous sur le site www.dondusang.net. Vous trouverez l’adresse des différents lieux de collecte sous la rubrique Où donner. Un numéro de téléphone est également à votre disposition : le le 0810 150 150 (coût d’un appel local depuis un poste fixe).
Source : EFS Bretagne, février 2008
|  |  |  |  |
 |

Découverte du plus petit reptile volant de la planète : 25 cm d’envergure
|
 |
 |  |  |  | Mardi 12 février 2008
 | RIO DE JANEIRO (AFP) - Le plus petit reptile volant préhistorique, une nouvelle espèce de ptérosaure mesurant 25 cm d’envergure, a été présenté lundi par des paléontologues brésiliens et chinois lors d’une conférence de presse à Rio de Janeiro.
Baptisé "Nemicolopterus crypticus" ("l’habitant ailé caché de la forêt"), ce fossile a été trouvé pratiquement complet par des paléontologues chinois à Luzhougou, dans la province chinoise de Liaoning, en 2004.
| Quatre ans ont été nécessaires pour que des paléontologues brésiliens reconstituent la réplique du squelette dans le cadre d’un partenariat sino-brésilien.
"Cette découverte ouvre un nouveau chapitre dans l’évolution des reptiles volants qui vivaient il y a entre 220 et 65 millions d’années", a déclaré le paléontolgue brésilien Alexander Kellner du Musée national/UFRJ.
Le matériel a été retiré des roches sédimentaires qui font partie de la Formation Jiufotang (il y a 120 millions d’années), dans la période du Crétacé par des paléontologues de l’Institut de Paléontologie et Vertébrés et Paléoanthropoplogie de Pékin. Le fossile original est resté en Chine.
Selon M. Kellner, les grands ptérosaures (de cinq à dix mètres d’envergure) qui s’alimentaient de poissons seraient les descendants de petits animaux comme le Nemicolopterus crypticus qui lui s’alimentait probablement d’insectes.
Si on le compare à d’autres espèces de ptérosaures, le Nemicolopterus crypticus est vingt fois plus petit que le ptérosaure brésilien Anhanguera piscator.
Cette nouvelle espèce découverte présente des adaptations comme la courbure des phalanges des pieds ce qui suggère qu’elle vivait au sommet des arbres. Une autre particularité est l’absence de dents.
Outre la Chine, le Brésil est également un endroit où l’on trouve des fossiles de ptérosaures. On a notamment découvert dans le bassin d’Araripe, dans le Ceara (nord-est) des restes bien préservés de ces reptiles volants d’une envergure de plus de cinq mètres qui ont disparu il y a 65 millions d’années.
La découverte a été décrite par les chercheurs chinois et brésiliens dans un article publié dans la revue américaine "Proceedings of the National Academy of Sciences" (PNAS).
|  |  |  |  |
 |

Pécresse; "Nouvelle organisation de la recherche" à l’Inserm
|
 |
 |  |  |  | 5 février 2008
.jpg) | PARIS (AFP) - La ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, a présenté mardi devant les directeurs d’unité de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) les grandes lignes d’une réorganisation au sein de cet établissement.
"Le gouvernement entend s’appuyer pleinement sur l’Inserm et en faire le véritable pivot de la recherche biomédicale française", a indiqué Mme Pécresse, selon le texte de son intervention communiqué à l’AFP.
| La ministre a expliqué que le Pr André Syrota, nommé à la direction générale de l’Inserm en octobre dernier, s’était vu confié "une mission qui ne suppose ni transformation radicale de l’institut, ni bouleversements complets des structures, mais qui améliore singulièrement leur fonctionnement au service d’une meilleure recherche".
"La plus grande faiblesse (de l’Inserm) c’est sans doute l’émiettement et la complexité de ses structures", estime la ministre, qui annonce une "révolution douce (...) grâce à une nouvelle organisation de la recherche au sein de l’Inserm, structurée autour d’un nombre limité de grands axes thématiques, auxquels pourraient correspondre autant d’instituts".
"L’Inserm assumera demain un rôle renforcé de coordination et d’agence de moyens", selon la ministre, pour qui il s’agit de "simplifier" le système de recherche.
L’institut va conclure avec l’Etat, "pour la première fois depuis sa création", un contrat pluriannuel d’engagements (2008-2011).
Etablissement public à caractère scientifique et technologique, l’Inserm est placé sous la tutelle des ministères de la Recherche et de la Santé.
Créé en 1964 et doté d’un budget de 612 millions d’euros en 2007, il a pour mission l’étude de la santé humaine.
L’Institut, constitué de 339 unités de recherche de tailles variées souvent insérées au sein d’hôpitaux ou d’universités, emploie un total de 13.000 personnes dont 6.500 salariés Inserm (chercheurs, ingénieurs, techniciens..), auxquels s’ajoutent notamment des étudiants.
|  |  |  |  |
 |

Des scientifiques modifient le virus Ebola.
|
 |
 |  |  |  | 24 janvier 2008
 | CHICAGO (AFP) - Des chercheurs américains ont réussi à rendre le virus mortel d’Ebola inoffensif en laboratoire, une avancée qui pourrait accélérer la quête d’un traitement ou d’un vaccin, selon une étude publiée lundi dans les annales de l’Académie nationale des sciences.
Les chercheurs ont découvert qu’en retirant un gène du virus, ils pouvaient l’empêcher de se développer et de se multiplier, ce qui a pour effet de le rendre beaucoup moins dangereux à étudier. | Parmi les 8 gènes du virus, le VP30 fabrique une protéine qui lui permet de se dédoubler au sein d’une cellule hôte. Sans le VP30, le virus ne grandit plus, explique Yoshihiro Kawaoka, professeur de sciences pathobiologiques à l’université du Wisconsin.
Jusqu’à présent, seule une poignée de laboratoires à travers le monde, ultra-sophistiqués et extrêmement sécurisés, ont pu travailler sur le virus Ebola sans risquer de provoquer une nouvelle épidémie.
La découverte pourrait permettre à d’autres laboratoires d’étudier la version neutralisée du virus, multipliant les chances de parvenir à un vaccin ou à un traitement.
Le virus Ebola est apparu pour la première fois en 1976 au Zaïre et au Soudan. Des épidémies sporadiques ont ensuite éclaté au Congo, au Gabon, en Côte d’Ivoire et en Ouganda.
Les personnes touchées peuvent développer une fièvre hémorragique, pour laquelle il n’existe aucun traitement et qui tue dans 50 à 90% des cas.
|  |  |  |  |
 |

Des chercheurs français vendent une molécule anticancéreuse aux Etats-Unis
|
 |
 |  |  |  | 23 janvier 2008
.jpg) | STRASBOURG (AFP) - Un laboratoire de chimie du CNRS et de l’Université Louis Pasteur à Strasbourg vient de vendre une molécule prometteuse dans le domaine de la chimiothérapie du cancer à une société pharmaceutique américaine.
Cette molécule de synthèse qui permet de détruire des cellules cancéreuses "ne présente pas de toxicité connue à ce jour et pourrait être testée sur l’homme d’ici trois à quatre ans", a expliqué à l’AFP Nicolas Winssinger, directeur du laboratoire de chimie organique et bio-organique à l’Institut de science et d’Ingénierie supramoléculaire (Isis), à l’origine de la découverte.
| Trop peu de découvertes dans le domaine de la recherche publique en France font l’objet de tels transferts de technologie, en raison du coût des tests préalables, regrette-t-il.
"Avant d’être en mesure de vendre une molécule, il faut pouvoir réaliser des tests primaires assez avancés, qui représentent une dépense de l’ordre de 100.000 à 150.000 euros, ce qui dépasse largement les budgets alloués d’ordinaire aux laboratoires", souligne Nicolas Winssinger.
Dans ce cas précis, les tests effectués sur des souris ont été financés grâce à un fonds de maturation financé du réseau Conectus qui regroupe les organismes publics de recherche alsaciens et met en place des partenariats avec le secteur privé.
Le contrat signé avec la société pharmaceutique américaine NexGenix garantit à cette dernière une licence exclusive et mondiale pour la commercialisation de cette molécule, en échange de retours financiers qui permettront le remboursement des fonds avancés par Conectus.
Un contrat de collaboration de recherche a en outre été conclu entre NexGenix et l’Isis pour la poursuite du développement de cette molécule.
|  |  |  |  |
 |

Transplantation: des chercheurs ont créé un coeur de rat en laboratoire
|
 |
 |  |  |  | Lundi 14 janvier 2008
.jpg) | PARIS (AFP) - Des chercheurs ont réussi à créer en laboratoire un coeur battant de rat, à partir d’un organe d’un animal mort et de cellules cardiaques néonatales de rat, ouvrant la voie à de possibles avancées dans le domaine de la transplantation, selon une étude à paraître dimanche dans Nature Medicine.
Actuellement, 3.000 patients sont en attente d’une transplantation cardiaque aux Etats-Unis et 22 millions de personnes à travers le monde vivent avec une insuffisance cardiaque.
| "L’idée serait de développer des vaisseaux sanguins ou des organes transplantables et fabriqués à partir des propres cellules d’un individu", explique Doris Taylor (Université du Minnesota, Minneapolis, Etats-Unis), une des responsables de ces travaux.
Cette perspective pourrait apporter un élément de réponse au problème crucial de la pénurie d’organes, expliquent les chercheurs.
S’il était mis au point chez l’homme, le "coeur bioartificiel" pourrait augmenter le nombre de coeurs disponibles pour une transplantation en allongeant la durée d’utilisation de l’organe après le décès du donneur (aujourd’hui de 4 heures au maximum).
Les travaux des chercheurs de l’Université du Minnesota ont pour le moment porté sur des rats et des cochons. Ils ont réussi à obtenir, en laboratoire (pas chez un animal vivant) un coeur battant de rat, en utilisant le coeur d’un animal mort comme "structure".
Pour ce faire, ils ont éliminé la totalité des cellules de cet organe, grâce au procédé dit de "décellularisation", ne laissant que "la matrice extracellulaire", l’échafaudage sur lequel reposent les cellules. Ils ont ensuite injecté dans cette matrice des "cellules progénitrices" issues de coeurs de rats nouveaux-nés et ont placé cette structure dans une préparation stérile.
Quatre jours après, des contractions étaient observées et huit jours après, le coeur avait une fonction de pompe équivalant à environ 2% de la fonction d’un coeur adulte. Des résultats prometteurs, selon les chercheurs, pour une expérience de faisabilité du principe et qui doivent maintenant être améliorés.
"Quand nous avons vu les premières contractions, nous sommes restés sans voix", a commenté Harald C. Ott.
"C’est un des deux grands moments de ma vie, a confié à l’AFP Doris Taylor. Le premier était en 1997 quand j’ai vu des cellules se développer dans un coeur de lapin après un infarctus".
Les chercheurs veulent maintenant optimiser leurs travaux, avec l’objectif de transplanter ces coeurs bioartificiels afin d’explorer leur fonctionnalité "in vivo".
Ils ont bon espoir que cette avancée pourra avoir des développements dans la chirurgie de transplantation, pour le coeur, mais aussi d’autres organes. Un coeur bioartificiel créé à partir des cellules du receveur devrait avoir moins de risques de rejet. Une fois en place, il devrait, en théorie, être nourri, régulé et régénéré de la même façon que l’organe d’origine.
|  |  |  |  |
 |

2008 pour un bon usage de la « sérendipité ».
|
 |
 |  |  |  | mardi 8 janvier 2008
.jpg) | Nous vous présentons tout d’abord nos meilleurs voeux de santé, de bonheur et de prospérité pour vous, votre famille et vos proches. Maintenant que pourrions-nous vous souhaiter, en plus, à vous qui êtes chercheur ? Faut-il vous souhaiter de trouver ce que vous cherchez ou, pourquoi pas, ce que vous ne cherchez pas ? La recherche n’est-elle pas aussi et souvent une question d’imagination ? Mais aussi une question de curiosité, d’habileté, d’intuition, de savoir-faire, de compréhension, de hasard... Comprendre les mystères de la nature, faire des découvertes sont autant la conséquence d’une lente gestation d’idées et de techniques que d’éclairs fulgurants de compréhension ou de traits de génie impossibles à relier rationnellement à des situations. | On trouve parfois ce que l’on cherche, parfois on ne le trouve pas, et parfois on trouve ce que l’on ne cherchait pas. Encore faut-il ne pas passer à côté comme le rappelait dernièrement Jean-Luc Nothias dans une chronique sur le sujet, ci-dessous résumée.
Il existe en anglais depuis le XVIIIe siècle, le mot serendipity, que l’on pourrait franciser en «sérendipité». Il provient d’un conte perse très ancien mettant en scène les trois fils du roi de Serendip (aujourd’hui appelé Sri Lanka). Refusant de succéder à leur père, les trois jeunes hommes furent expulsés. Au cours de leur périple, par observation, déduction et sagacité, ils découvrent des choses qu’ils ne cherchaient pas. Vous connaissez l’importance des échecs expérimentaux qui, loin d’être vains pour la connaissance ou la poursuite d’une recherche, apprennent bien souvent beaucoup de choses. Ainsi de la découverte de la radioactivité naturelle. Reprenant les travaux d’Henri Becquerel qui avait découvert fortuitement que des sels d’uranium pouvaient impressionner des plaques photographiques, Pierre et Marie Curie ont découvert le polonium et le radium, et la radioactivité naturelle. Même cas de figure pour Alexander Fleming qui constata que certaines des cultures de bactéries qu’il avait laissées dans un placard pendant ses vacances étaient envahies par une substance bizarre, laquelle avait arrêté leur croissance. Plutôt que de jeter les boîtes contaminées en se disant «zut alors», il creusa l’«accident» et découvrit le premier antibiotique, la pénicilline, issue d’un champignon. Autre exemple, la découverte du procédé de vulcanisation du caoutchouc par Charles Goodyear qui laissa traîner fortuitement un pot de sève d’hévéa sur un poêle et découvrit ainsi le pneumatique. C’est la raison pour laquelle toute l’équipe d’AbCys vous souhaite non seulement de bonnes recherches pour l’année 2008 mais aussi un bon usage de la « sérendipité ».
Thierry Martin Président
|  |  |  |  |
 |

l’"attaque" par un trou noir d’une galaxie voisine
|
 |
 |  |  |  | 18 décembre 2007
.jpg) | WASHINGTON (AFP) - Des astronomes ont saisi pour la première fois le spectacle d’un jet de particules se dégageant d’un trou noir géant et frappant une galaxie voisine sur sa trajectoire, un phénomène susceptible d’endommager gravement l’atmosphère des planètes de la galaxie touchée.
"Nous avons déjà observé des jets produits par les trous noirs, mais c’est la première fois que nous en voyons un frapper une autre galaxie de cette manière", souligne dans un communiqué de la Nasa Dan Evans, chercheur au Centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian à Cambridge, qui a dirigé l’étude.
| "Ce jet pourrait causer toutes sortes de problèmes à la plus petite galaxie qu’il heurte", juge-t-il.
Ces jets émanant des trous noirs produisent des niveaux élevés de radiation, qui, combinés à la vitesse des particules du jet -- proche de la vitesse de la lumière -- sont susceptibles d’endommager sévèrement l’atmosphère des planètes se trouvant sur le chemin du jet, par exemple en détruisant des couches d’ozone protectrices, explique la Nasa.
Le phénomène a été observé dans le système 3C321, qui contient deux galaxies en orbite autour de l’autre.
L’impact du jet de particules sur la galaxie voisine risque d’être d’autant plus substantiel que les deux galaxies en question sont très proches, éloignées de 20.000 années lumière seulement, soit la même distance qui sépare la Terre de la Voie Lactée, note la Nasa.
|  |  |  |  |
 |

Le business de l’ADN fait florès en Espagne grâce à l’interdit français
|
 |
 |  |  |  | vendredi 23 novembre
.jpg) | MADRID (AFP) - Le business de l’ADN fait florès en Espagne, avec une dizaine d’entreprises privées proposant des tests de paternité, dopé par la demande du voisin français où cette démarche est strictement encadrée.
Dans la banlieue de Madrid, Labgenetics est un laboratoire de génétique aux allures de micro-entreprise. Né en 2003, il réalise près 30% de son chiffre d’affaires avec des clients français.
| "En France, la loi interdit à un père de solliciter, sans autorisation de la mère et sans autorisation d’un juge, une preuve de paternité", explique son directeur technique, Jorge Puente, 34 ans.
Via internet, Labgenetics propose aux hommes qui veulent savoir s’ils sont père biologique de leur enfant, des "kits de paternité".
Envoyé sous pli discret, ces kits se composent d’une fiche de renseignements et de deux séries de tubes contenant de longs coton-tiges, l’un pour le "père présumé" et l’autre pour l’enfant.
Il est demandé au demandeur de "frotter à la surface intérieure des joues" le coton-tige pour recueillir des cellules de la bouche et d’effectuer la même opération sur le fils ou la fille avec un autre coton-tige.
La société promet une réponse en "3 jours maximum" pour un service facturé à 395 euros. L’échantillon du "père présumé" sera comparé par analyse ADN à celui de l’enfant.
La société informera ensuite, par lettre, fax ou même simple courrier électronique, le demandeur s’il est ou non père biologique de son enfant, avec un taux de fiabilité "supérieur à 99,9999%" en cas de réponse positive.
La démarche individuelle d’un père suspicieux, qui souvent d’ailleurs accompagne une séparation, est en théorie rigoureusement interdite en France.
"L’identification d’une personne par ses empreintes génétiques (...) en dehors d’une procédure judiciaire" est punie d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende, indique l’article 226-28 du code pénal.
Cette menace ne semble guère dissuader. Un nombre croissant de pères français font appel, via internet, à des entreprises de pays voisins où la pratique est, elle, totalement libre, comme c’est le cas en Espagne.
A Séville (sud), au siège espagnol de DNA Solutions --sorte de multinationale de la génétique avec des bureaux dans une trentaine de pays-- on annonce fièrement: "80% de nos clients sont français".
Cette société qui, avec son centre en Australie, s’affiche comme précurseur dans le domaine des "kits de paternité" via internet, fait actuellement une "promotion" à 199 euros le test.
"Les résultats sont privés et informatifs et n’ont aucune valeur légale en France", met en garde par téléphone et en français Elena Iglesias, responsable administrative de DNA Solutions Espagne, bureau qui centralise les demandes françaises.
Les tests de paternité et de filiation constituent l’activité de base de la dizaine de sociétés privées implantées en Espagne qui sont spécialisées dans le business de l’ADN.
"C’est un marché porteur, mais avec une concurrence importante sur les prix" explique le responsable de Labgenetics. Aussi, de plus en plus, ces PME de la génétique cherchent à diversifier leur activité.
DNA Solutions propose déjà toute une gamme de produits liés à l’ADN, en particulier un test, facturé 139 livres (environ 200 euros) sur la version anglaise du site, pour déterminer l’origine géographique des ancêtres d’une personne.
A Labgenetics, M. Puente se montre sceptique sur le potentiel commercial de ce type de produits et préfère se diversifier dans la génétique pour détectives privés.
Le laboratoire a ainsi pu récemment confondre celui qui parmi la cinquantaine d’employés d’une entreprise, persistait à faire ses gros besoins sur le carrelage des toilettes.
|  |  |  |  |
|