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Des allergies médicamenteuses dues à la réactivation de virus dormants
27 août 2010

Une équipe française lève une partie du voile sur le processus physiologique qui régit les [réactions allergiques médicamenteuses, dans une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine. Une découverte qui pourrait remettre en cause le traitement des manifestations cutanées.

Selon des données récentes, un Français sur dix présenterait ou aurait présenté au cours de sa vie une allergie à un médicament. Difficile à différencier des effets secondaires d’un médicament, notamment lorsqu’elle se manifeste au niveau cutané, l’allergie médicamenteuse doit être prise au sérieux. De façon parfaitement imprévisible, elle peut en effet entraîner la mort en cas de choc anaphylactique.
Parmi les médicaments responsables, on trouve en premier lieu les antibiotiques, notamment ceux de la classe des céphalosporines (pénicillines et dérivés) et des sulfamides. Les allergies à l’aspirine et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, des médicaments utilisés pour soulager les douleurs rhumatologiques, sont également courantes de même que celles imputables aux anesthésiques locaux. On peut aussi voir des allergies aux médicaments du système cardiovasculaire, aux antiépileptiques, aux agents anticancéreux à l’insuline, aux myorelaxants, aux neuroleptiques, aux vitamines, aux produits contenant de la quinine et même à des médicaments en vente libre et à des préparations homéopathiques...

Jusqu’à présent, les chercheurs estimaient que les allergies médicamenteuses, qui se manifestent par des troubles intestinaux ou cutanés plus ou moins graves, traduisaient une réaction directe de l’organisme contre les médicaments en cause. En fait, il semblerait que cette réaction soit indirecte et que les cellules de l’immunité soient dirigées contre des virus réactivés, chez certains individus sensibles, par la prise des médicaments.

Une réplication virale chez 3/4 des patients

Philippe Musette et ses collaborateurs de l’Unité Inserm 905 "Physiopathologie et biothérapies des maladies inflammatoires et auto-immunes à Rouen ont suivi 40 personnes chez qui l’absorption d’antibiotiques et d’antiépileptiques provoquait un DRESS, autrement dit une réaction médicamenteuse entraînant l’augmentation de la concentration en lymphocytes éosinophiles et des symptômes allergiques cutanés et viscéraux (hépatique, pulmonaire et rénal), explique l’Inserm dans un communiqué.
En analysant la réplication virale du virus EBV (Epstein Barr Virus), les chercheurs ont constaté qu’il se multipliait chez les ¾ des patients. Puis ils ont observé que c’est pour lutter contre cette réactivation du virus EBV "dormant" que le système immunitaire des patients s’activait. Ce n’est donc pas directement contre le médicament mais contre l’invasion et la réactivation virale qu’il induit que réagit l’organisme, expliquent les chercheurs.

Ces derniers doivent encore élucider le mécanisme qui déclenche l’activation des virus Epstein Barr dormants des patients. Ils soulignent par ailleurs que le processus n’a été observé que chez les patients "DRESS" et pas chez les témoins, ce qui tend à prouver que d’autres déterminants sont impliqués dans la plus ou moins grande vulnérabilité à l’allergie médicamenteuse, écrivent-ils.

D’ores et déjà, "les résultats de l’équipe française pourraient remettre en question le point de vue généralement admis concernant les mécanismes de l’allergie médicamenteuse", estime l’Inserm, ajoutant que les traitements des manifestations cutanées pourraient également être revus et demain inclure des antiviraux.

Amélie Pelletier

Sources
Communiqué de l’Inserm
Drug reaction with eosinophilia and systemic symptoms (DRESS) : a multiorgan antiviral T cell response - Science Translational Medicine, 25 août 2010, vol. 2 n°46


Les propositions pour le futur "Plan national maladies rares" dévoilées
jeudi 22 juillet 2010

Le Pr Gil Tchernia, qui a piloté l’élaboration du plan maladies rares 2010-2014, a remis ses propositions hier 21 juillet aux ministres de la Santé et de la Recherche. Le nouveau plan est supposé entrer en vigueur dès cette année.

Près de 3 millions de personnes en France sont atteintes d’une des 7 000 maladies rares aujourd’hui identifiées. Un premier plan national, entre 2005 et 2008, a permis des avancées majeures, comme la création de 131 centres de référence maladies rares (CRMR).
L’élaboration d’un nouveau plan, promis par le président de la République, a mobilisé 175 participants représentant les diverses parties prenantes. Ceux-ci se sont réunis d’octobre 2009 à janvier 2010 dans différents groupes de travail sous la houlette du Pr Gil Tchernia, directeur du Centre d’information et de dépistage de la drépanocytose (Paris), missionné par le gouvernement. Les industriels de la santé y étaient notamment représentés par des membres du Leem, de Sanofi-Aventis et des filiales françaises de laboratoires internationaux (dont Novartis, Roche et Genzyme). Le résultat de leurs travaux prend la forme de 82 propositions, répondant à 25 objectifs généraux. Au menu : la mise en place ou le renforcement d’outils destinés à pérenniser la politique dans le domaine des maladies rares, à répondre aux problèmes auxquels sont quotidiennement confrontés les malades et les professionnels de santé, sans oublier un dispositif de gouvernance et de suivi afin de garantir l’avenir des actions à mettre en œuvre.

Le "off label" à la loupe
L’un des sept grands axes du projet est entièrement dédié aux médicaments utilisés dans le traitement des maladies rares, dits "médicaments spécifiques". Il est ainsi proposé de créer un guichet unique pour favoriser l’émergence de projets de développements de médicaments ou de dispositifs médicaux, de consacrer une part des investissements du fonds national Innobio aux sociétés actives dans le champ des maladies rares, ou encore de réaliser chaque année un rapport sur le marché des médicaments orphelins, leurs développeurs et leurs exploitants industriels. Les groupes de travail se sont également penchés sur l’utilisation de médicaments hors AMM pour les maladies rares. Le rapport du Pr Tchernia préconise à ce sujet la création d’un observatoire de l’usage de ces médicaments hors AMM et d’autres produits non remboursés, observations qui pourraient servir de base à l’élaboration de recommandations de bonnes pratiques et de protocoles nationaux de diagnostics et de soins, ainsi qu’à orienter les travaux de recherche. Il s’agirait aussi d’anticiper et de répondre aux problèmes posés par les ruptures de commercialisation, grâce à un dispositif de veille active.

Une banque de données mutualisée
Plusieurs autres projets devraient également impacter de façon plus ou moins directe les industriels de santé engagés dans cette aire thérapeutique. On trouve ainsi, parmi les principales mesures, la création d’une fondation de coopération scientifique nationale « maladies rares et médicaments orphelins ». Cette fondation associerait trois structures : l’une en charge d’un volet recherche, et dont les missions incluraient la gestion des partenariats public/privé, l’autre - le portail Orphanet - focalisée sur le volet information, la troisième responsable de la gestion des données. Cette dernière structure prendrait la forme d’une "banque nationale de données maladies rares", outil mutualisé qui devrait voir le jour dans le contexte de ce deuxième plan. Pour compléter les financements publics nécessaires à sa construction et à son fonctionnement, le projet évoque "un soutien financier (...) abondé par les industriels".
Le plan ne serait bien sûr pas complet sans l’affichage d’une volonté de soutenir la recherche, en particulier la recherche thérapeutique, jusqu’à obtention de la preuve de concept clinique, aussi bien dans le domaine des molécules innovantes que dans celui des médicaments existants utilisés hors AMM ou dépourvus d’autorisation. Ses auteurs préconisent notamment d’organiser un financement coordonné des projets soutenus financièrement par l’Agence nationale de la recherche (ANR), les Programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC) ou les structures privées.


La mortalité par cancer du poumon explose chez les femmes
27 mai 2010

La mortalité par cancer du poumon chez les femmes entre 35 à 44 ans a quadruplé entre 1984 et 1999. Le cancer du poumon passe donc au deuxième rang des causes de décès chez les femmes (après le cancer du sein).
Résultat d’autant plus étonnant que la mortalité par cancer du poumon chez les hommes, elle, a été divisée par deux en 10 ans.

Principale raison à cela : les femmes fument de plus en plus depuis les dernières décennies. Cet inquiétant constat sera au centre des discussions lors de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai.

Relevons cependant une donnée optimiste accréditée par les chercheurs : même si les anciens fumeurs conservent un risque plus élevé de cancer du poumon, on note tout de même une diminution du risque de cancer 5 à 9 ans après l’arrêt du tabac.

Sources : "Le point sur l’épidémie de cancer du poumon dû au tabagisme", Institut de Veille Sanitaire, mai 2010.
Et "La situation du cancer en France en 2009", Institut national du cancer.


Alzheimer : un vaccin prometteur pour combattre la maladie
28 avril 2010

Autriche – La société de biotechnologie autrichienne Affiris a annoncé le 23 avril la poursuite en phase II de son candidat vaccin contre la maladie d’Alzheimer. Une nouvelle étape attendue, après le succès des essais cliniques en phase I.

D’après Affiris, la phase I achevée il y a cinq mois a permis de vérifier la "sûreté et la tolérabilité" du vaccin par l’organisme. "AD02", comme il est appelé, va désormais être testé sur 420 patients d’Autriche, d’Allemagne, de France, de République tchèque, de Slovaquie et de Croatie.

Il entraînerait la production d’anticorps qui lutteraient contre la formation de plaques dans le cerveau. Ce sont ces plaques, provoquées par la protéine bêta-amyloïde, qui bloqueraient les signaux nerveux et seraient ainsi à l’origine de la maladie d’Alzheimer.

L’objectif du vaccin à l’étude sera de traiter les personnes déjà touchées par la maladie dégénérative. La société Affiris a cependant annoncé qu’en cas de résultats positifs, un vaccin préventif pourrait ensuite voir le jour.

A l’heure actuelle, aucun traitement curatif ne permet de traiter les malades d’Alzheimer. Dix-huit millions de personnes sont aujourd’hui atteintes de la maladie dans le monde, et on prévoit 34 millions de malades pour 2025.



Fécondation : vers une sélection du meilleur spermatozoïde ?
28 avril 2010

Infime mais décisive étape, la sélection du spermatozoïde pour la fécondation reste une énigme. Est-il "meilleur" ou plus rapide que ses collègues ? Une équipe de chercheurs du CNRS et de l’INSERM a trouvé une explication ...

Lors de la fécondation, seul un spermatozoïde pourra fusionner puis partager son matériel génétique avec l’ovocyte pour donner le futur foetus. Pourquoi ce spermatozoïde et pas un autre ? Voilà une question sur laquelle bien des chercheurs se sont penchés.
Une nouvelle découverte des chercheurs du CNRS et de l’INSERM de l’Institut de Neurosciences de Grenoble pourrait bien enfin éclaircir ce mystère : selon eux, les gamètes mâles procéderaient entre eux à un mécanisme d’auto-ciblage et d’auto-élimination.

Cette sélection aurait lieu au cours du processus de maturation des spermatozoïdes, une fois dans le tractus génital féminin. En effectuant leurs travaux sur des souris, ils ont découvert qu’au cours de cette étape, certains spermatozoïdes allaient sécréter une enzyme appelée Phospholipase A2 de groupe X. Cette enzyme va alors reconnaître des gamètes mâles présentant des anomalies sur les lipides constituant leur membrane plasmique.

Lorsqu’un spermatozoïde est reconnu comme défectueux, cette enzyme va alors s’attaquer à une de ses structures : l’acrosome. Petite membrane située en haut de la tête du gamète mâle, cette structure joue pourtant un rôle essentiel dans la fusion avec la membrane de l’ovocyte. En la détruisant, la Phospholipase A2 de groupe X effectue alors un premier tri des gamètes, écartant les spermatozoïdes anormaux de la "course à la fécondation".

En fait, tout se passe comme si les spermatozoïdes coopéraient entre eux, en éliminant au fur et à mesure ceux qui ne semblent pas fécondants.

Aussi, cette découverte offre de belles perspectives quant aux techniques de procréation médicalement assistées. Malgré de nombreux progrès, de nombreux couples rencontrent toujours des difficultés pour avoir un enfant, certains ayant recours aux techniques de procréation médicalement assistée. La sélection éventuelle du spermatozoïde le plus apte à la fécondation pourrait donc s’avérer être une importante avancée. Si bien entendu, ces observations sont transposables à l’homme ...

Frédéric Tronel

Source : Communiqué de presse du CNRS : "Comment sont sélectionnés les spermatozoïdes lors de la fécondation", 26 avril 2010


Les jouets des salles d’attente porteurs de virus
24 février 2010

Une étude américaine montre que les jouets de ces antichambres peuvent être sources d’infection. Des mesures de prévention sont possibles.

Tous les parents ou presque en ont fait les frais un jour ou l’autre : ils emmènent leur enfant chez le pédiatre pour une infection et en repartent avec une autre. En cause, les contacts directs entre enfants ou par jouets interposés dans les salles d’attente, très souvent porteurs de virus responsables de maladies respiratoires.
Des chercheurs américains se sont penchés sur la question et ont publié leurs résultats dans Pediatric Infectious Disease Journal. Leurs travaux, menés en Virginie, ont notamment porté sur le picornavirus, à l’origine du simple rhume et de certaines gastro-entérites. Ils ont prélevé des échantillons sur des jouets avant et après nettoyage par une lingette antiseptique. Or, même après nettoyage, certains virus restent détectables sur 20 % des jouets.

«Bouillons de culture»

«On ne peut pas nier que les salles d’attente tout comme les lieux collectifs contiennent des microbes», note le Dr Jacques Cheymol, pédiatre à Clichy. Les médecins rechignent à évoquer cette question de l’hygiène de leurs salles d’attente, la jugeant culpabilisante, et préfèrent insister sur les contaminations dues aux rapports interhumains, princi pale cause des échanges viraux via les mains ou les gouttelettes de salive. «Bien sûr que les enfants sont des bouillons de culture, relève le Dr Gérald Fain, oto-rhino-laryngologiste, assistant à la Fondation Rothschild à Paris. Mais ils contaminent les salles d’attente comme ils le font des crèches. Il faudrait presque faire une décontamination chirurgicale à chaque passage d’enfant malade, or c’est évidemment impossible.»

Pour le Dr Fain, il n’y a pas de remède miracle : si l’on emmène ses enfants chez le pédiatre, c’est par obligation puisqu’ils sont malades. Et les virus qu’ils sont susceptibles de contracter dans une salle d’attente sont les mêmes que ceux qu’ils attraperaient de toute façon par le biais de leurs frères et sœurs ou dans la cour de récréation. La différence, c’est que dans l’inconscient collectif, on vient chez le médecin pour se soigner et non pas pour attraper une autre maladie. Quitte à ne pas comprendre que les responsabilités sont partagées.

Porter des masques

Si l’on vient avec un enfant fiévreux et qui tousse, le faire tripoter ou même sucer les jouets de la salle d’attente n’est pas une bonne idée. Il n’est pas non plus nécessaire de le faire accompagner de sa sœur ou de son frère pour qu’ils attrapent la grippe ou la gastro-entérite saisonnière. «La solution serait que les malades portent des masques quand ils se rendent chez leur médecin, mais ce n’est pas dans la culture française», déplore le Dr Cheymol.

Du côté des médecins, quelques règles simples pourraient également être respectées, comme ne pas surcharger les salles d’attente en période épidémique, recevoir en priorité les malades qui toussent et qui ont de la fièvre. Ou encore aménager des horaires spécifiques pour que ceux qui viennent pour un vaccin ne croisent pas ceux qui souffrent d’une bronchiolite ou d’une angine. Du bon sens logistique en somme.



Effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer
12 janvier 2010

Une équipe de l’université de la Floride, qui mesurait les effets des ondes électromagnétiques des téléphones portables sur le cerveau des souris, a eu toute une surprise en constatant que ces ondes avaient un effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer et permettaient même de faire régresser la maladie.

Longtemps on a cru que les cellulaires étaient plutôt une cause de tumeur au cerveau, voilà pourquoi les résultats de cette nouvelle étude, publiée dans le Journal of Alzheimer Disease, en ont surpris plus d’un.

Les chercheurs ont soumis une centaine de souris à des ondes électromagnétiques émises par les cellulaires à raison d’une à deux heures par jour pendant sept à huit mois. Certains rongeurs avaient été génétiquement modifiés et avaient l’Alzheimer. On a constaté qu’une exposition tôt à l’âge adulte offrait une protection pour la mémoire des souris et ainsi protégeait de l’Alzheimer. De plus, les ondes avaient même rétabli le fonctionnement normal de la mémoire des souris malades et elles n’avaient développé aucun cancer.

Les chercheurs pensent maintenant que s’ils parviennent à trouver la bonne fréquence des ondes électromagnétiques, cela pourrait représenter un avancement majeur dans le traitement de la maladie.

Pendant ce temps en Italie, on a mis au point une nouvelle technique de scanneur du cerveau qui permet de détecter l’Alzheimer dès les premiers signes, même avant les pertes de mémoire.


Grippe A : plus de risques d’infection chez les fumeurs
7 octobre 2009

Les scientifiques ont montré que les fumeurs ont 43 à 59 % de risques supplémentaires d’être touchés par la grippe A. Une étude avait déjà été réalisée en 1982 auprès de soldats israéliens lors d’un épisode de grippe comparable à l’épidémie actuelle et les résultats étaient les mêmes. Idem pour deux autres études datant de 1982 et 1999.

Les fumeurs encourent même plus de risques de développer une forme plus sévère de la grippe que les non-fumeurs. Côté vaccin anti-H1N1, les effets sont identiques chez les fumeurs et non fumeurs. Mais l’étude de l’OFT montre que les fumeurs seraient protégés moins longtemps.
Les études de l’OFT sont disponibles sur leur site officiel. L’association met en garde les 13,5 millions de fumeurs en France sur les dangers du tabagisme face à la grippe A. Aujourd’hui, un fumeur régulier sur deux décède d’une maladie liée au tabac.



Trois chercheurs en quête de l’éternelle jeunesse des cellules
7 octobre 2009

Elizabeth Blackburn
Professeur de biologie et de physiologie à l’université de Californie à San Francisco, Elizabeth Blackburn, 61 ans, a passé sa jeunesse en Australie et a fait ses études supérieures en Angleterre avant de s’installer aux Etats-Unis. En 2006, elle reçoit, avec Carol Greider et Jack Szostak, le prix Lasker pour leurs travaux sur la télomérase.

Elle part vivre aux Etats-Unis dans les années 1970 : "On m’a donné ma chance en me confiant un laboratoire à Berkeley, et je l’ai saisie" (Le Monde du 13 mars 2008). En 2007, le magazine Time l’a désignée comme l’une des cent personnalités les plus influentes au monde.

Carol Greider
Doctorante dans le laboratoire d’Elizabeth Blackburn à l’université de Californie, Carol Greider a joué un rôle décisif dans la découverte de la télomérase.

Cette Américaine, née en 1961, dirige actuellement un laboratoire à la faculté de médecine de l’université Johns Hopkins, à Baltimore (Maryland). Elle y travaille toujours sur la télomérase et la fonction des télomères. Elle étudie ces régions des chromosomes chez l’homme et a mis au point une souris - modèle privée du gène de la télomérase -, qui lui permet de mieux comprendre ce qui se passe dans la cellule lorsque la télomérase ne fonctionne plus.

Jack Szostak
Jack Szostak, 57 ans, se partage entre son poste de professeur de génétique à la faculté de médecine d’Harvard, ses recherches au Massachusetts General Hospital et à l’Institut médical Howard Hughes (Maryland). Dans les années 1980, il se consacre à une recherche sur l’origine de la vie, inspirée par la découverte de Tom Cech et Sidney Altman : l’ARN peut catalyser certaines réactions chimiques à l’intérieur de la cellule - comme le font les protéines -, précédant l’apparition de l’ADN. Jack Szostak travaille sur une cellule artificielle simple, capable de grandir, de se diviser et de s’adapter aux modifications de son environnement.



Lancement du partenariat européen pour la lutte contre le cancer
1 octobre 2009

Le 29 septembre, plus de 300 organismes de lutte contre le cancer, de patients atteints du cancer et de personnes ayant survécu à cette maladie, de professionnels des soins de santé, de chercheurs, d’autorités sanitaires et de ministres de la santé se sont réunis à Bruxelles, à l’occasion du lancement officiel du partenariat européen pour la lutte contre le cancer.
Dans leurs allocutions d’ouverture, le président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, la commissaire en charge de la santé, Mme Androulla Vassiliou, et S.A.R. la Princesse Mathilde de Belgique insisteront sur les conséquences qu’a le cancer sur la vie des malades et de leurs familles.
lls diront également à quel point il est important de parler de cette maladie et de mettre fin au sentiment de honte et au mur de silence qui entourent certains types de cancer. Chaque année, un cancer est diagnostiqué chez trois millions d’Européens. Le cancer est la deuxième cause de mortalité, tant chez les hommes que chez les femmes. Le but du partenariat est d’amener les organismes compétents à unir leurs efforts pour partager leurs connaissances et identifier les défis à relever afin de réduire de 15 % le nombre de nouveaux cancers détectés dans l’UE d’ici à 2020.
Le président de la Commission, M. José Manuel Barroso, a déclaré : « Le partenariat européen pour la lutte contre le cancer nous permettra de coopérer et, partant, de mieux utiliser les ressources, les compétences et les moyens qui existent en Europe. Cette initiative représente une nouvelle expression des valeurs de l’Union européenne, fondées sur la responsabilité et la solidarité, ainsi que de notre volonté de placer résolument les personnes au cœur de notre action.»
M. Janez Potoènik, commissaire européen en charge de la recherche, a déclaré : « La recherche contre le cancer fait partie des priorités du 7 e programme-cadre de recherche. L’existence de ce partenariat témoigne de notre volonté d’intensifier nos efforts pour améliorer la coordination au niveau de l’Union dans ce domaine, dans le cadre tracé par l’Espace européen de la recherche. En joignant nos forces et nos ressources dans le domaine de la recherche, nous pourrons mener une action plus efficace.»

La cérémonie de lancement du partenariat européen pour la lutte contre le cancer

La cérémonie de lancement aura lieu au centre Wolubilis, à Bruxelles. Après les allocutions d’ouverture prononcées par le président Barroso, la commissaire en charge de la santé, Mme Androulla Vassiliou, et S.A.R. la Princesse Mathilde de Belgique, les participants assisteront à la projection d’un court-métrage intitulé « Life for Living ». Ce film illustre le vécu, les espoirs et les aspirations de cinq personnes issues de milieux différents, d’âge différent et ayant souffert de cancers différents, mais qui ont en commun d’avoir vaincu la maladie. Les participants pourront également voir un message vidéo enregistré par le chanteur d’opéra Josep Carreras, qui évoquera son propre combat contre le cancer et les espoirs qu’il fonde sur ce partenariat. Les deux films ont été produits spécialement pour cette occasion.
Une table ronde, à laquelle participeront des experts dans le domaine du cancer, le ministre suédois de la santé, ainsi que M. Janez Potoènik, le commissaire européen en charge de la recherche, et M. Jo Leinen, président de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen, reviendra sur les quatre piliers du partenariat: l’information sur le cancer, la détection précoce et la promotion de la santé, la recherche sur le cancer et l’apprentissage grâce aux échanges de bonnes pratiques.
Pour clore la cérémonie de lancement, 27 personnes ayant souffert d’un cancer, issues chacune d’un État membre différent de l’UE, apporteront leur témoignage.

Le partenariat européen pour la lutte contre le cancer

Le but du partenariat est de soutenir les pays dans leurs efforts de lutte contre le cancer, en leur fournissant un cadre dans lequel pourront s’inscrire l’identification et le partage de s informations, des capacités et des connaissances en matière de prévention du cancer et de lutte contre cette pathologie. Le partenariat vise à réunir un large ensemble d’acteurs, y compris des organisations non gouvernementales, des chercheurs, des groupes de patients, des entreprises et des autorités nationales de tous les pays de l’Union, dans un effort collectif et dans un engagement commun à lutter contre le cancer. Cette approche de partenariat contribuera également à prévenir la dispersion des efforts et les doubles emplois, en favorisant une meilleure utilisation des ressources limitées qui sont disponibles.Ce partenariat repose sur le courage et l’engagement: le courage de parler du cancer en toute franchise et l’engagement d’unir nos efforts, de nous faire mutuellement confiance et de partager nos connaissances.»
Le document de stratégie de la Commission relatif à une action contre le cancer, adopté en juin 2009 (IP/09/996), définit les finalités, les objectifs et les actions du partenariat. Après le lancement de celui-ci, des réunions préparatoires sont prévues pour l’automne.




250 km/h, 3,2 l au 100 : la voiture verte s’émancipe
11 septembre 2009

Le projet Mercedes Vision S 500 Plug-in HYBRID,qui sera dévoilé à Francfort la semaine prochaine, pulvérise la notion de « voiture verte » telle qu’on l’imaginait jusqu’alors.

Si ce n’est pas une révolution, ça lui ressemble beaucoup. Laissons parler les chiffres : 250 km/h en vitesse de pointe, 0 à 100 km/h en 5, 5 secondes. Pour 3,2 litres d’essence au 100 et 74 grammes d’émissions de CO2 par kilomètre ! Vous avez bien lu : les performances d’une puissante voiture de grand tourisme pour une consommation et des rejets bien inférieurs à ceux d’une Toyota Prius ou d’une Honda Insight !

Avec le projet S 500 Plug-in HYBRID, qui sera dévoilé à Francfort la semaine prochaine, Mercedes frappe fort, très fort. D’autant plus que ces performances spectaculaires ne sont pas obtenues sur un véhicule spécifique, mais à partir d’une Classe S. La berline classique tiendrait-elle enfin sa revanche ?

L’hybridation n’est pas une première pour la marque souabe : une S 400 hybride est déjà en concession depuis le printemps. Mais le vaisseau amiral de Mercedes hérite cette fois d’un propulseur électrique de 60 ch (20 pour la S 400). Selon la marque, ce groupe plutôt musclé serait capable d’entraîner seul la grande carcasse de la Classe S pendant 30 kilomètres, soit une distance dix fois plus importante que celle que peut parcourir dans les mêmes conditions un Lexus RX 450h. Elle rejoint au passage le club assez fermé des hybrides dits « série et parallèle » (ou full hybrid), auquel appartiennent les Lexus et la Prius. Rappelons que ce type de véhicule peut fonctionner en mode électrique ou thermique alternativement.

Cette hybride est également « plug-in », c’est-à-dire que ses batteries peuvent être mises en charge directement à partir du secteur. Après une série de rendez-vous matinaux en ville, le conducteur pourra brancher saS 500 sur la prise de courant que le restaurant où il déjeune mettra à sa disposition. Pour, ensuite, repartir pour une autre demi-journée de travail en voiture, toujours sans produire aucun gramme de CO2 ni la moindre particule car seul le mode électrique sera sollicité.

Les accumulateurs lithium-ion de la S 500 Plug-in HYBRID ont une capacité de plus de 10 kWh. Ils sont nichés dans le coffre, hélas au détriment du volume de celui-ci. Le poids total de tous les éléments nécessaires à ce passage à l’hybride est de 215 kg, dont 130 kg pour les seules batteries. Soit la masse de deux passagers.

Mercedes administre une nouvelle fois la preuve que la technologie de l’hybride convient bien aux grands véhicules. Leur dimension leur permet d’embarquer d’encombrants accus plus facilement qu’une petite berline. Et le couple du moteur électrique, immédiatement disponible, anime instantanément ces grandes autos.


Fin des monstres à bosses

Reste toujours la lancinante question du prix des batteries. Mercedes, comme Mini, ne délivre pas d’informations à ce sujet. Mais le surcoût devrait être plus tolérable sur un haut de gamme. Il faudra également vérifier si l’autonomie annoncée sur le mode électrique est réellement exploitable par M. Tout-le-Monde. Mais Mercedes n’a pas la réputation de plaisanter, et les technologies de cette voiture ne relèvent pas de la science-fiction.

Si elles sont rapidement mises en œuvre, elles sortiront la voiture « verte » hybride du ghetto et de l’exotisme dans lesquels elle est encore confinée. On peut imaginer alors la disparition de ces carrosseries hideuses, dictées par le marketing des marques, et dessinées uniquement pour montrer à la galerie que l’on roule hybride. Ces monstres à bosses ne seront plus alors réservés qu’à ceux qui continueront à vouloir afficher avec ostentation leur fibre verte. On a les intégrismes que l’on peut.



Grippe H1N1 : 47 nouveaux morts en Argentine, 11 au Pérou
8 septembre 2009

BUENOS AIRES — L’Argentine a enregistré 47 nouveaux décès de la grippe H1N1 en une semaine, ce qui porte à 512 le nombre total de victimes et maintient le pays au troisième rang des plus touchés au monde derrière le Brésil et les Etats-Unis, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

"Cinq cent douze cas de décès ont été confirmés dans vingt provinces, tandis que 196 (autres décès) sont à l’étude" pour vérifier s’ils sont liés à la pandémie de grippe H1N1, précise le ministère dans un communiqué.

Au total, 8.384 cas de la maladie ont été confirmés depuis l’apparition du virus H1N1 en Argentine, le 17 mai, selon le ministère.

"Le nombre de cas est en régression" et correspond aux chiffres habituels à cette époque pour une maladie comme la grippe, selon le texte du ministère.

Au Pérou, un bilan actualisé fait état de 11 nouveaux décès dans la première semaine de septembre, soit un total de 109 morts depuis le premier décès début juillet, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Les victimes, souligne le ministère dans un communiqué, appartenaient à des groupes à risques, présentant notamment des symptômes d’obésité pathologique, de maladie pulmonaire chronique, d’alcoolisme, d’anémie, d’immunodéficience ou de paralysie cérébrale.

Dans les premiers jours de septembre, 621 nouveaux cas de grippe H1N1 ont été recensés, portant à 7.312 le total de cas diagnostiqués depuis l’apparition du virus au Pérou mi-mai, mais seuls 351 sont encore considérés comme malades.



Des biomarqueurs anticancer
3 septembre 2009

10,3 millions d’euros accordés par Oséo pour des biomarqueurs anticancer.

Vu sa progression inquiétante, le cancer reste un terrain de recherche prioritaire des sociétés de biotechnologies, que soutient activement le financement public. A l’exemple de l’entreprise dijonnaise Oncodesign qui a obtenu, au cours de l’été, une enveloppe de 10,3 millions d’euros d’Oséo, couvrant 40 % du coût de son programme IMAkinib. « Nous avons été convaincus par la qualité et l’originalité de ce projet qui viendra combler un vide thérapeutique important en matière d’oncologie clinique », justifie François Drouin, PDG d’Oséo.
En effet, ce programme de R&D vise à développer de nouveaux biomarqueurs spécifiques pour évaluer l’efficacité des traitements anticancéreux en fonction des patients. Afin de mener à bien ce projet, dont le budget global s’élèvera à 24,7 millions d’euros sur huit ans, la société va travailler main dans la main avec deux partenaires industriels : Guerbet, pour la mise au point et le développement clinique des biomarqueurs, et Ariana Pharmaceuticals, pour l’analyse des données chimiques et biologiques.

A quoi servent les radiotraceurs ? Marquées par un fluor radioactif, ces molécules de diagnostic, qui font appel à des technologies d’imagerie déjà maîtrisées en milieu hospitalier, permettent de réaliser une image par le biais d’un scanner pour suivre la réponse des patients aux traitements antitumoraux, tout en indiquant la localisation précise de la tumeur et de ses éventuelles métastases. « Avec les radiomarqueurs,

nous allons pouvoir établir une segmentation des patients pour évaluer, grâce à l’imagerie, le traitement le plus efficace et le plus adapté », projette Claire Corot, directrice de la recherche chez Guerbet.



Moëlle osseuse : comment faire pour être donneur ?
1er septembre 2009

Organisée par l’Agence de la biomédecine, en collaboration avec l’Etablissement Français du sang, la semaine nationale pour le don de moelle osseuse a pour objectif de promouvoir auprès de tous le don de moelle osseuse, essentiel pour sauver des vies.

Cette quatrième édition mettra donc les donneurs à l’honneur. Un hymne sera réalisé pour et par eux le lundi 14 septembre de 12h à 15H au carrefour de l’odéon, devant l’université Paris Descartes.

Pour participer à cet évènement ainsi qu’à la semaine de mobilisation, vous pouvez vous rendre sur le site www.dondemoelleosseuse.fr . Vous aurez alors la possibilité de contribuer à l’hymne, voter pour le vidéo clip de promotion du don le plus marquant et vous inscrire pour devenir donneur volontaire. Le don de moelle osseuse est véritablement la grande cause nationale 2009. Chaque année, en France, 2400 personne ont besoin d’un greffe de moelle osseuse, la majorité des greffes étant possible grâce à la générosité des donneurs.

Quelles condiitons pour être donneur ?

- être en parfaite santé,

- avoir de 18 ans minimum à 50 ans révolus lors de linscription (même si lon peut ensuite donner jusquà 60 ans),

- répondre à un entretien médical et faire une prise de sang qui permettra de connaître les « caractéristiques HLA » et détablir la compatibilité entre donneur et malade. Le donneur ne sera sollicité que sil existe quelque part un malade compatible ayant besoin dune greffe de moelle osseuse : cela peut être rapide, se produire des années plus tard ou jamais.



Décès à 21 ans du plus vieux chien du monde
1er septembre 2009

"Chanel" n’est plus. Cette femelle teckel à poil ras était le plus vieux chien du monde. Elle vient de s’éteindre à l’âge de 21 ans, soit l’équivalent de 147 ans pour un être humain.

"Chanel" est morte de causes naturelles vendredi au domicile de sa maîtresse à Port Jefferson Station, un village situé à quelque 80km à l’est de New York City.
En mai dernier, le Livre Guinness des records avait rendu hommage à "Chanel" en lui organisant une fête pour son 21e anniversaire offert par une marque d’aliment canin dans un hôtel et spa pour chiens de Manhattan.

Ses maîtres, Denice et Karl Shaughnessy, l’avaient adopté dans un refuge de Virginie alors qu’elle avait six semaines.

Au cours de ses dernières années, "Chanel" devait porter des "lunettes" pour ses cataractes et des chandails parce qu’elle était très sensible au froid. Mais ses maîtres soulignent qu’elle était encore alerte pour son âge.


Dispositif de vaccination contre la grippe A(H1N1)
28 août 2009

La France prévoit d’être prête à activer son dispositif de vaccination contre la grippe A(H1N1) dès le 28 septembre afin de lutter contre une maladie d’une virulence modérée mais à haute transmissibilité. Lire la suite l’article

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a expliqué jeudi lors d’une conférence de presse que la stratégie de vaccination n’était pas encore définitivement arrêtée, même si cette date est retenue dans une circulaire datée du 21 août.

"Cette stratégie, elle n’est pas encore fixée", a-t-elle dit à l’issue d’un comité interministériel consacré au dossier.

Au total, 94 millions de doses de vaccins ont été commandées auprès de quatre laboratoires (Sanofi-Pasteur, Novartis , GlaxoSmithKline, Baxter International) pour un budget d’environ un milliard d’euros.

Les premiers vaccins, présentés en flacons multi-doses, sont parvenus en France jeudi mais la ministre a refusé d’en préciser la quantité pour des "raisons de sécurité". Plusieurs millions de doses seront disponibles à la mi-octobre, a-t-elle ajouté.

"Nous nous mettons en position de proposer la vaccination à toute personne qui le demandera", a déclaré Roselyne Bachelot en ajoutant que deux injections seront nécessaires, les deux doses devant provenir du même laboratoire.

La vaccination sera facultative et gratuite.

"Ce que nous connaissons de la pandémie n’implique pas une vaccination obligatoire", a-t-elle ajouté.

La vaccination ne sera possible qu’une fois prononcées les autorisations de mise sur le marché.

"La stratégie vaccinale, pour être fixée, s’appuiera sur un avis que j’ai demandé au Haut conseil de santé publique qui, là aussi, s’appuie sur les évaluations des meilleurs experts d’épidémiologie, de virologie et de santé publique, avis qui sera rendu dans les premiers jours de septembre", a dit Roselyne Bachelot.

C’est sur cette base que le Premier ministre, François Fillon, se fondera pour prendre une décision définitive.

"VACCINATION ALTRUISTE"

Même si la vaccination n’est pas obligatoire, la ministre de la Santé a souligné qu’elle était recommandée.

"Nous nous préparons à une grippe qui peut être grave chez les personnes présentant des facteurs de risque", a-t-elle dit en évoquant un "virus de virulence modérée, c’est-à-dire équivalent ou un peu supérieur à la grippe saisonnière, mais à forte transmissibilité".

"Il y a donc un intérêt individuel à se vacciner, mais je veux aussi insister sur le fait qu’il y a un intérêt altruiste et qu’une personne qui n’a pas de facteur de risque particulier a donc intérêt à se faire vacciner pour protéger son entourage", a-t-elle poursuivi.

La circulaire du 21 août prévoit au moins trois sites de vaccination spécialement mis sur pied pour la grippe A(H1N1) dans chaque département et aucun d’entre eux ne doit couvrir plus de 100.000 habitants.

Les établissements de santé, qui doivent pouvoir continuer à traiter les autres pathologies, comme la grippe saisonnière, seront exclus des centres de vaccination.

La vaccination des élèves et de toute la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles qui se rendront dans les établissements scolaires.

Les personnes à vacciner en priorité, comme les professionnels les plus exposés au virus, seront identifiées pour tenir compte de la montée en puissance progressive des livraisons des doses de vaccins.

Dix personnes porteuses du virus de la grippe A(H1N1) sont décédées en France depuis le début de la pandémie, dont huit dans les territoires d’outre-mer, mais la plupart d’entre elles présentaient d’autres pathologies importantes.

Selon le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, la Martinique et la Guadeloupe ont dépassé le seuil épidémique, 35.000 cas potentiels sont recensés en Nouvelle-Calédonie, 10.000 cas en Polynésie, et 9.000 à La Réunion où Roselyne Bachelot est attendue vendredi.

En métropole, quelque 4.500 personnes ont consulté leur médecin la semaine dernière pour suspicion de grippe A.

Brice Hortefeux s’est inscrit en faux contre les voix qui s’élèvent pour estimer que le gouvernement exagère l’importance des risques. "Ce sont des propos irresponsables."



La grippe A en phase de propagation à toute la planète
24 juillet 2009

Focus sur la France
La France compte 793 cas confirmés ou probables de grippe A/H1N1, selon le dernier bilan de l’Institut de veille sanitaire (InVS), publié mercredi. 586 cas sont confirmés et 207 sont probables. 19 personnes ont été hospitalisées, dont 3 en soins intensifs qui ont connu une "évolution favorable".
Par ailleurs, depuis jeudi, en cas de suspicion de grippe, il ne faudra plus appeler le 15 mais son médecin traitant. Dans une toute première phase, tous les cas de grippe pandémique étaient pris en charge dans les hôpitaux par l’intermédiaire du Samu et des prélèvements étaient systématiquement faits pour confirmer la présence du nouveau virus.
L’hospitalisation permettait de garder le malade confiné. Puis le système s’est assoupli en raison de la multiplication des cas, dans l’ensemble bénins. François Fillon se rend vendredi à la sous-préfecture de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines avec la ministre de la Santé Roselyne Bachelot aux côtés des "acteurs de la prise en charge" de la grippe A(H1N1), puis se rendra à Limay, où il visitera un centre de soins, puis une pharmacie.
Mercredi, un rapport rédigé par le sénateur Jean-Jacques Jégou a pointé plusieurs dysfonctionnements dans le fonctionnement de l’Eprus, organisme chargé de gérer les stocks de médicaments. Il évoque notamment une dispersion et une hétérogénéité des sites de stockage, des faiblesses de l’outil informatique, des incertitudes soulevées par l’arrivée à péremption d’une partie du stock.

Le nombre de victimes
Le virus de la grippe A a tué près de 800 personnes dans le monde, selon l’OMS. Le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé parlait la semaine dernière de 94.512 personnes contaminées dans 136 pays. Depuis, l’OMS a renoncé à diffuser de telles statistiques, face à un virus qui se propage à une rapidité "sans précédent" par rapport à d’autres épidémies. Les pays les plus touchés sont les Etats-Unis, l’Argentine, le Mexique, le Canada, le Chili, et le Royaume-Uni, où les autorités sanitaires ont annoncé jeudi qu’elles évaluaient à 100.000 le nombre de personnes contaminées en une semaine, soit un doublement du nombre de cas enregistrés par rapport à la semaine précédente. Vendredi, l’OMS a indiqué que la propagation du virus "s’approche du 100%" de la planète, puisqu’il a atteint 160 des 193 Etats membres de l’OMS.
La Commission européenne a expliqué mercredi qu’elle s’attendait à une augmentation du nombre de cas cet été, en raison des flux touristiques, et que le taux de mortalité augmenterait cet automne lorsque la pandémie se combinerait à la grippe saisonnière.

Niveaux d’alerte
Le 11 juin, l’OMS a porté officiellement le niveau d’alerte à 6, c’est-à-dire à l’état de pandémie mondiale, pour la première fois depuis 41 ans. Le déclenchement de cette alerte ne préjuge pas de la sévérité de la maladie, mais constate sa propagation sur la surface du globe. L’OMS ne recommande pas de restriction des mouvements des personnes, des biens et des services. Mais l’organisation envisage "les fermetures des écoles comme une des mesures qui peuvent être considérées".
En France, Roselyne Bachelot a expliqué mercredi qu’un passage au niveau 6 du plan national pandémie grippale pourrait être envisagé à la rentrée, face à un virus "qui a une forte capacité de transmission, mais qui reste d’une virulence modérée".

Comment faut-il appeler la grippe ?
Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, l’appellation "grippe porcine" est inappropriée car le virus A/H1N1 n’a pas été isolé sur des animaux. Elle a ainsi décidé d’adopter la dénomination de "grippe A (H1N1)". La Commission européenne préconise de changer la dénomination "grippe porcine" en "nouvelle grippe" (novel flu en anglais) pour éviter des conséquences économiques désastreuses pour l’industrie du porc.

Mode de transmission du virus
La maladie, qui touche essentiellement "des jeunes adultes en bonne santé", se transmet par voie respiratoire, d’homme à homme. Les symptômes (fièvre, maux de tête, courbatures) sont similaires à ceux de la grippe saisonnière, qui tue chaque année dans le monde entre 250.000 et 500.000 personnes.

Les vaccins et médicaments
Situation étonnante chez GlaxoSmithKline: le laboratoire pharmaceutique a expliqué avoir provisoirement rappelé 160 salariés licenciés de son usine d’Evreux pour faire face à une forte hausse des commandes à l’exportation de son antiviral contre la grippe A(H1N1). Ces salariés, qui étaient concernés par un plan de suppression de 700 emplois sur 2.000, en cours dans cette usine depuis début 2009, verront leur contrat prolongé jusqu’au début 2010. GSK est un des deux laboratoires fabriquant un médicament contre la grippe A, avec Roche.
L’autre solution est bien sûr le vaccin: selon Bruxelles, les "deux tiers des pays de l’UE" en ont déjà commandé, la France ayant elle décidé d’acheter 94 millions de doses pour 879 millions d’euros auprès de trois laboratoires, Sanofi, GSK et Novartis.
Des responsables de la santé aux Etats-Unis ont annoncé que les premiers essais du vaccin expérimental contre la nouvelle souche du virus H1N1 de la grippe vont débuter dans huit hôpitaux universitaires américains le mois prochain. Les vaccins mis au point par les laboratoires Sanofi Aventis et CSL seront les premiers expérimentés.

Les effets sur l’économie
L’impact d’une éventuelle pandémie de grippe A sur l’économie française est difficile à évaluer à ce stade de l’épidémie car tout dépend de l’ampleur qu’elle prendra, selon le ministère de l’Economie. Une "cellule de continuité économique" est activée à Bercy depuis le 30 avril.
Les grandes entreprises se préparent déjà à l’aggravation annoncée pour l’automne de l’épidémie (cellule de crise, aménagement du temps de travail, stockage de masques pour les salariés), mais les PME restent mal informées.
Si la pandémie de grippe porcine touchait directement la France, elle aurait surtout des effets défavorables "sur l’offre", en raison de l’absentéisme dans les entreprises, des éventuelles restrictions sanitaires sur les déplacements ou des dysfonctionnements dans les transports. En revanche, l’impact sur la consommation, traditionnel moteur de la croissance française, serait "limité", estime Bercy.
Selon la Banque Mondiale, la pandémie pourrait se solder par une baisse du produit intérieur brut mondial de 0,7% à 4,8% en fonction de sa gravité.



Cerveau - Prédire Alzheimer en 20 minutes
mercredi 27 mai 2009

La maladie d’Alzheimer se traduit par un déclin intellectuel chez la personne qui en est victime. Une dégénérescence qui se produit en 8 à 10 ans. D’où l’importance de la détecter le plus tôt possible pour mieux accompagner le malade. Une avancée déterminante vient d’être enregistrée par l’équipe de Pierre Celsis de l’Inserm. A partir de l’imagerie par résonnance magnétique (IRM), les chercheurs ont mis au point une technique de détection précoce d’Alzheimer "rapide et simple" qui consiste à mesurer l’épaisseur du cortex.
Appelé également matière grise, le cortex contient les cellules nerveuses ou neurones qui sous-tendent les fonctions cognitives, sensorielles et motrices. Contrairement au volume de l’hippocampe, zone privilégiée de la mémoire et principale zone lésée par la maladie, l’épaisseur du cortex varie peu entre les individus, pointe l’Inserm. L’équipe a ainsi déterminé les zones les plus sensibles à la maladie, dont la mesure de l’épaisseur moyenne pourrait "prédire si le patient examiné évoluera dans un futur proche vers une maladie d’Alzheimer".

Juste trois fois sur quatre

Testé pendant deux ans sur des patients américains présentant des troubles légers de la mémoire, le test a "prédit correctement trois fois sur quatre (76% de prédictions exactes) l’évolution du patient" vers une maladie d’Alzheimer. Et ce, en moins de 20 minutes. Ce "pouvoir de prédiction" pourrait être "encore meilleur à plus long terme", au-delà des deux ans de suivi. Autre avantage du test : il permet de mieux identifier les patients à risque "ayant un haut niveau d’éducation car, chez ceux-ci, la ‘réserve cognitive’ masque longtemps la progression de la maladie".

Reste à valider l’efficacité de cette nouvelle technique de détection auprès d’une population plus large que l’échantillon initial. Par ailleurs, en modifiant les paramètres du test, les chercheurs français espèrent pouvoir diagnostiquer plus en amont d’autres démences et pathologies touchant le cortex. Ces travaux ont été publiés dans la revue spécialisée Brain.



Un vaccin contre la grippe porcine dans 4 mois ?
27 avril 2009

L’Organisation Mondiale de la Santé a contacté Novartis pour élaborer un vaccin contre le virus A/H1N1 de la grippe porcine, selon le journal Libération. Mais il faut pouvoir isoler la bonne souche virale responsable de l’épidémie et surtout, quelques mois sont nécessaires pour produire en quantité suffisante le vaccin.

Le laboratoire suisse Novartis a été contacté par l’OMS qui devait décider demain du niveau d’alerte à associer à la pandémie. Finalement, le comité d’urgence se tiendra cet après-midi.
L’OMS n’a toujours pas envoyé de souches du virus responsable de la grippe porcine qui touche plusieurs pays et plusieurs continents. Une fois reçues, environ 4 mois seront nécessaires pour isoler et fabriquer en quantité suffisante les antigènes qui seront utilisés dans le vaccin.

Actuellement, les médicaments anti-viraux utilisables en cas de grippe porcine sont efficaces s’ils sont administrés dès les premiers symptômes (deux premiers jours). il s’agit du Tamiflu® et du Relenza®. Le laboratoire Roche, qui commercialise le Tamiflu®, s’est d’ailleurs déclaré prêt à envoyer 3 millions de doses de médicaments à travers le monde si nécessaire.




Grippe porcine: les Etats-Unis craignent des décès
27 avril 2009

WASHINGTON (AFP) — Les Etats-Unis doivent s’attendre à des cas plus graves de grippe porcine, soupçonnée d’être responsable d’une centaine de morts au Mexique, et même à des décès, selon les autorités sanitaires américaines, mais il n’y a pas lieu de s’alarmer, a assuré le président Obama.

"Nous surveillons attentivement l’apparition de cas de grippe porcine aux Etats-Unis. Il s’agit évidemment d’un sujet d’inquiétude qui réclame que nous élevions le niveau d’alerte", a dit le président américain dans un discours à l’Académie nationale des sciences à Washington. "Mais il n’y a pas de raison de s’alarmer", a-t-il assuré.
Les Etats-Unis, où 20 cas relativement peu virulents ont été détectés jusqu’à présent, ont déclaré l’état d’urgence sanitaire dimanche et un dépistage des personnes présentant des symptômes grippaux a été instauré aux frontières. Les voyageurs suspects seront placés en isolement, avait précisé dimanche la secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano.

Un nouveau cas suspect a été mis au jour lundi dans le Michigan (nord). Les vingt premiers patients américains --8 à New York (nord-est), 7 en Californie (ouest), 2 au Texas (sud), 2 au Kansas (centre), un dans l’Ohio (nord)-- ont tous guéri.

Cependant, le directeur des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies Richard Besser a prévenu lundi qu’il fallait s’attendre à des cas plus sévères, et peut-être même à des décès.

"Au vu de la situation au Mexique, je pense que les gens doivent se préparer à l’idée que nous allons voir apparaître plus de cas graves dans le pays, et peut-être des morts. Il faut que les gens se préparent à cette idée", a-t-il ajouté. "Nous sommes très inquiets, et c’est pourquoi nous prenons des mesures très énergiques."

Il a appelé la population à éviter d’approcher les personnes malades, à se laver les mains, à ne pas aller au travail ou à l’école en cas de maladie et à éviter les foules.

Le Pentagone ne prévoit pas pour l’instant de débloquer des médicaments anti-viraux de ses réserves mais l’armée surveille la situation de près, a déclaré un porte-parole, Bryan Whitman.

Le président Obama a dit être tenu régulièrement informé de la situation et a promis que son administration ferait de même avec les Américains.

L’état d’urgence sanitaire est une "mesure de précaution" pour être certains de réagir avec rapidité et efficacité, a-t-il rappelé.

M. Besser a par ailleurs jugé "injustifié" l’avertissement de l’Union européenne déconseillant les voyages dans la zone affectée. "A ce stade, je ne poserais pas de restriction ou n’émettrais de recommandation contre les voyages aux Etats-Unis", a-t-il dit.

Sans restreindre les déplacements, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a néanmoins exhorté lundi les Américains voyageant au Mexique à la prudence.

Quant au ministre de l’Agriculture Tom Vilsack, il a assuré que la filière du porc américain n’était pas en cause, mais précisé avoir demandé à chaque Etat de vérifier qu’il n’y avait pas de cas de grippe chez les porcs.

Le fait de manger du porc ne présente pas de risque de contracter la maladie car la température de cuisson détruit virus et bactéries.

La grippe du porc passe occasionnellement chez l’homme, généralement chez des personnes en contact avec ces animaux, mais il existe des cas de transmissions interhumaines. Deux décès par grippe porcine avaient été enregistrés en 1976 et 1988 aux Etats-Unis.

Le vaccin contre la grippe humaine saisonnière ne protège pas contre la grippe porcine.


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