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Les Laboratoires eurobio et AbCys se rapprochent
19 Avril 2011

Une nouvelle synergie dans les Sciences de la Vie. Paris, le 14 Février 2011- Les Laboratoires Eurobio (www.eurobio.fr), producteurs français de réactifs de Life Sciences et de Diagnostic annoncent aujourd’hui l’intégration de la société AbCys SA (www.abcysonline.com), société spécialisée dans la distribution et la fabrication de réactifs d’Immunologie, de Biologie Moléculaire et de Culture Cellulaire. « Ce rapprochement permet aux Laboratoires Eurobio & AbCys de développer sa Division Life Sciences dédiée aux laboratoires de biotechnologies et de recherche. Cette nouvelle division permet ainsi à nos clients d’accéder à une offre plus large de produits avec une encore meilleure qualité de services », indique Jean-Michel Carle, PDG des Laboratoires Eurobio & AbCys.
A propos des Laboratoires Eurobio: Les Laboratoires Eurobio comptent près de 50 années d’histoire dans l’environnement des Life Sciences et du Diagnostic. Basée aux Ulis, la société produit des gammes complètes de réactifs de Biologie Moléculaire et Culture Cellulaire. Notre expérience de producteur, respectant des exigences de qualité élevées, nous permet de proposer également un service de production à façon en accord avec les standards pharmaceutiques. Vos interlocuteurs au sein d’AbCys et des Laboratoires Eurobio restent à votre écoute. Laboratoires Eurobio & AbCys.

On parle de principe de précaution, alors qu’on ne l’applique pas au tabac
10 février 2011

Le scandale du Mediator, au coeur d’un noeud de conflits d’intérêts, est exemplaire d’une inquiétante dérive de notre système de santé. Il a déjà eu deux effets positifs en conduisant à mieux surveiller une longue liste de médicaments aux effets secondaires incertains et à mieux contrôler les relations entre les experts qui autorisent la mise sur le marché de molécules nouvelles et les laboratoires qui les produisent.
Ce qui est ahurissant, c’est que personne, absolument personne, ne se demande pourquoi on ne traite pas avec la même sévérité un produit totalement inutile, à la nocivité aujourd’hui avérée, consommé chaque jour par 1,3 milliard de personnes dans le monde et qui fait chaque année 5 millions de morts, soit plus que le sida et le paludisme réunis.
La consommation de ce produit entraîne d’immenses dépenses de santé et réduit partout la productivité des entreprises, qui doivent laisser à leurs employés des pauses pour s’empoisonner en toute légalité. Pourtant, on laisse les fabricants le produire et le vendre sur toute la planète. Et presque partout, en faire la publicité.

Ce produit, c’est le tabac. 5500 milliards de cigarettes sont fumées chaque année. 1 personne en meurt toutes les six secondes. Il a tué 100 millions d’êtres humains au xxe siècle, soit deux fois plus que la Seconde Guerre mondiale. A ce rythme, selon l’OMS, il en tuera 1 milliard au XXIe siècle.

Certes, des mesures sont prises, pour en réduire l’usage dans les lieux publics et en réduire la visibilité médiatique. Mais elles ne servent à rien. Les jeunes consomment de plus en plus. En France, 25% de la population fume et les ventes de cigarettes ont progressé de 2,6% entre 2008 et 2009. De 2005 à 2010, la part des fumeurs quotidiens chez les 15-75 ans a progressé de 26,9% à 28,7 %; la hausse est particulièrement forte chez les femmes de 45 à 64 ans, de 16% à 22,5%.

Pourtant, on n’interdit pas le tabac. Pourquoi? Parce qu’il rapporte beaucoup d’argent aux Etats: en France, en 2009, 10 milliards d’euros de taxes et 3 milliards de TVA. On prétend en réduire l’usage par la hausse des prix. Hypocrisie: la hausse des prix ne fait qu’augmenter les profits des compagnies et les revenus des Etats, coupables de complicité d’empoisonnement. Hypocrisie encore : on ose parler de principe de précaution, alors qu’on ne l’applique pas dans ce cas indiscutable.

Mieux, ou pire, on parle d’une taxe mondiale sur le tabac: 0,05 dollar perçu sur chaque paquet dans les pays riches et 0,01 dollar dans les pays pauvres rapporteraient 7,7 milliards de dollars par an, qu’on pense utiliser pour soigner le sida. Ironie: tuer d’une main pour soigner de l’autre.

Il ne faut plus tergiverser. Tout est clair, désormais: il faut interdire la production, la distribution et la consommation de tabac. On détruirait quelques emplois; les Etats perdraient quelques recettes; on encouragerait pour un temps le marché noir; on devrait faire quelques dépenses pour désintoxiquer ceux qui sont accros. Mais on gagnerait tant en qualité et en espérance de vie que le bilan, même économique, serait partout positif.

C’est aujourd’hui un combat d’évidence. Et, pour ma part, j’attendrai avec intérêt la réponse des candidats à l’élection présidentielle à cette question simple: allez-vous interdire le tabac?


Des greffes de trachée suscitent l’espoir pour les malades du cancer
lundi 29 novembre 2010

C’est une première mondiale : sept patients ont bénéficié d’une autogreffe de trachée artificielle, dite greffe "autologue". Le Pr Philippe Dartevelle, du centre chirurgical Marie Lannelongue (Seine-Saint-Denis) et le Dr Frédéric Kolb, de l’institut de cancérologie Gustave Roussy (Val-de-Marne) ont remplacé les trachées détruites ou obstruées des patients par un nouveau tube identique, reconstruit avec leurs propres tissus afin d’éviter tout risque de rejet.

En pratique, ce greffon a été reconstitué avec un morceau de la peau du patient et du cartilage prélevé sur ses côtes. Cette technique est utilisée couramment en chirurgie réparatrice pour refaire des nez.
Le fragment de peau et son armature ont ensuite été courbés et suturés pour obtenir un tube de remplacement parfaitement vascularisé et présentant à sa face intérieure un "épithélium" (ensemble de cellules recouvrant la surface externe et les cavités internes de l’organisme) pour le protéger, comme il le fait naturellement de l’agression extérieure des microbes présents dans l’air.

Sur les sept patients ainsi traités, deux ont développé des infections mortelles. Les cinq autres - qui étaient atteints de cancers - sont vivants et mènent une vie normale en respirant normalement, sauf un, qui garde une canule de trachéotomie et qui devra être réopéré. Tous présentent un recul de la maladie : 6 ans pour le plus ancien malade et un peu moins d’un an pour la dernière. Ces personnes n’ont pas besoin de traitements antirejet, leurs trachées ne nécessitent pas la présence de matériaux de soutien (de stents, sortes de ressorts) comme cela avait été le cas avec de nombreuses tentatives antérieures, toutes vouées à l’échec.


Imperfection


Cette technique représente un espoir raisonnable pour les patients dont la trachée était envahie (voire complètement obstruée) par un cancer et qui n’avaient d’autre issue que celle de mourir à court terme. Ces interventions constituent une avancée purement chirurgicale, sans prothèse artificielle, sans traitement coûteux postérieur, sans don d’organe et extrêmement "entropique" en ce qu’elles reposent à la fois sur l’utilisation des propres tissus du malade, pour éviter le phénomène de rejet, celle d’un épithélium pour protéger l’intérieur de la trachée des agressions microbiennes et une vascularisation permanente et fonctionnelle grâce à l’utilisation de vaisseaux importants.

Les auteurs de ces greffes tentent maintenant de corriger une "imperfection" de cette nouvelle trachée, liée à l’absence des "cils" qui tapissent la trachée normale. Ce problème explique les infections développées chez les deux patients décédés. Des travaux menés au laboratoire de chirurgie expérimentale devraient permettre de trouver une solution en remplaçant l’épithélium de la peau utilisé jusqu’à présent par un épithélium doté de cils provenant d’une culture de l’épithélium du nez et du pharynx.




Quand une bactérie aide un insecte à se camoufler
19 novembre 2010

Le plus souvent, le puceron du pois (Acyrthosiphon pisum) est rose ; parfois, il est vert. Ces différences de pigmentation sont avant tout dues à la variabilité génétique au sein de l’espèce. Mais à cette explication, banale, s’en ajoute désormais une autre beaucoup plus troublante, découverte par une équipe franco-japonaise et publiée, vendredi 19 novembre, dans la revue Science.

Selon les travaux dirigés par Tsutomu Tsuchida (Riken Advanced Science Institute, Wako), la couleur de l’insecte est aussi déterminée par Rickettsiella, une bactérie non pathogène pour l’insecte. Lorsqu’il la contracte, le puceron du pois, né rose, devient vert. Selon les auteurs, environ 8 % des pucerons du pois d’Europe occidentale seraient porteurs de Rickettsiella, qui interfère avec la synthèse des pigments de l’insecte.

Derrière ce jeu de couleurs se cachent des questions de survie. Rose, le puceron est en effet plus visible dans un environnement globalement de couleur verte et il est plus vulnérable aux attaques de la coccinelle, son principal prédateur. "On a ici un cas de symbiose entre un insecte et une bactérie, explique Jean-Christophe Simon chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), coauteur de ces travaux. Plusieurs symbioses de ce type sont bien connues chez le puceron. En particulier, l’insecte est en symbiose ‘‘obligatoire’’ avec la bactérie Buchnera, qui lui fournit des acides aminés essentiels, absents de la sève dont il se nourrit."

Délicate situation

D’autres symbioses, "facultatives" celles-ci, sont connues. L’une d’elles protège l’hémiptère de l’intérêt appuyé de certaines microguêpes, qui le piquent pour y introduire leur oeuf - ce dernier se développant au sein de l’hôte jusqu’à la mort de celui-ci. Lorsque le puceron est préalablement infecté par la bactérie Hamiltonella, il peut sortir indemne de cette délicate situation, le microbe sécrétant une toxine capable d’éliminer l’oeuf parasite...

Les choses se compliquent lorsque l’on sait que les pucerons verts attirent plus les microguêpes parasites... Du coup la présence de Rickettsiella expose l’insecte à un risque accru de parasitisme de la part des guêpes. "Nous relevons une association fréquente entre Hamiltonella et Rickettsiella", dit M. Simon. Deux mécanismes symbiotiques seraient ainsi associés : les pucerons, rendus verts par l’un, seraient immunisés contre les guêpes par l’autre. "Ce point reste encore à démontrer", tempère toutefois le chercheur.



Alzheimer: "Des pistes de recherche" à foison selon un spécialiste
1er octobre 2010

PARIS — Vaccins, alimentation, génétique et nouvelles molécules, la recherche sur la maladie d’Alzheimer présente de multiples facettes et offre des pistes d’avenir, même si l’effort et les financements doivent vraiment s’intensifier, explique un spécialiste.

"On ne dispose d’aucun traitement spécifique efficace susceptible de guérir la maladie" constate le professeur Alexis Brice, neurologue (hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris), directeur de l’institut thématique "neurosciences, sciences cognitives, neurologie et psychiatrie".
"Mais il y a pas mal de pistes de recherche grâce à une meilleure connaissance des mécanismes fondamentaux" qui mènent à la formation des plaques amyloïdes et à la dégénérescence.

La maladie d’Alzheimer et les démences apparentées touchent quelque 860.000 personnes en France et ce nombre, avec le vieillissement de la population, ne fera qu’augmenter.

Sur le plan thérapeutique, des inhibiteurs ont été développés. "Il faudra en vérifier l’effet sur les plaques et les symptômes de la maladie" (troubles intellectuels, perte de mémoire...)", explique-t-il à l’AFP, à l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer.

Objectif par exemple des inhibiteurs (ou activateurs) d’enzymes appelées "sécrétases": bloquer la formation du peptide beta-amyloïde, une molécule qui s’accumule autour des neurones et forme les plaques séniles.

Les inhibiteurs de la gamma sécrétase empêchent la protéine précurseur de se transformer en peptide bêta-amyloïde. Les activateurs de l’alpha sécrétasse aboutissent au même résultat. "Il y a des essais en cours déjà en phase 3, sur plusieurs centaines de malades en Europe et aux Etats-Unis", relève le Pr Brice.

Il existe aujourd’hui des marqueurs d’imagerie cérébrale (TEP) qui vont permettre de visualiser l’évolution des plaques caractéristiques de la maladie. "Avec cet outil, qui n’existait pas il y a une dizaine d’années, on peut suivre in vivo les effets des nouveaux traitements sur les plaques amyloïdes", raconte le médecin.

Les vaccins, malgré les premiers écueils, restent une "piste prometteuse" et de nouveaux essais sont en cours.

Selon lui, "l’immunothérapie passive, qui devrait avoir moins d’effets secondaires (encéphalite)", fait l’objet d’essais avancés. Elle consiste à administrer des anticorps afin de favoriser l’élimination du peptide beta-amyloïde.

Autre champ de recherche, la génétique. "Les formes héréditaires, purement génétique, d’Alzheimer, qui surviennent plus jeune, avant 60 ans, représentent moins de 1% des cas, même si elles nous ont beaucoup appris sur la maladie", souligne le Pr Brice.

Plus généralement, il existe des facteurs de prédisposition, comme le gène Apo4. "Les porteurs d’une copie de cette forme du gène ont 2 à 3 fois plus de risque de développer un Alzheimer et ce risque augmente significativement en présence de deux copies".

La recherche a permis d’en identifier d’autres, comme l’a montré récemment l’équipe du Pr Philippe Amouyel (Inserm), souligne-t-il. "En combinant les différents facteurs de risque génétique, on pourrait imaginer de repérer les personnes à risque significativement augmenté". "Un risque ne veut pas dire une certitude, à l’exception de certaines formes familiales", met-il cependant en garde.

Par ailleurs, dans le domaine alimentaire, l’effet de suppléments en oméga 3 sur la survenue de nouveaux cas d’Alzheimer chez des personnes de 70 ans ou plus est en cours d’étude à Toulouse, selon la Fondation pour la recherche médicale.

Outre Atlantique, l’impact d’un antioxydant, le resvératrol, un polyphénol contenu dans le raisin et le vin est actuellement testé sur des formes de la maladie d’Alzheimer débutante ou modérée.


Des allergies médicamenteuses dues à la réactivation de virus dormants
27 août 2010

Une équipe française lève une partie du voile sur le processus physiologique qui régit les [réactions allergiques médicamenteuses, dans une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine. Une découverte qui pourrait remettre en cause le traitement des manifestations cutanées.

Selon des données récentes, un Français sur dix présenterait ou aurait présenté au cours de sa vie une allergie à un médicament. Difficile à différencier des effets secondaires d’un médicament, notamment lorsqu’elle se manifeste au niveau cutané, l’allergie médicamenteuse doit être prise au sérieux. De façon parfaitement imprévisible, elle peut en effet entraîner la mort en cas de choc anaphylactique.
Parmi les médicaments responsables, on trouve en premier lieu les antibiotiques, notamment ceux de la classe des céphalosporines (pénicillines et dérivés) et des sulfamides. Les allergies à l’aspirine et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, des médicaments utilisés pour soulager les douleurs rhumatologiques, sont également courantes de même que celles imputables aux anesthésiques locaux. On peut aussi voir des allergies aux médicaments du système cardiovasculaire, aux antiépileptiques, aux agents anticancéreux à l’insuline, aux myorelaxants, aux neuroleptiques, aux vitamines, aux produits contenant de la quinine et même à des médicaments en vente libre et à des préparations homéopathiques...

Jusqu’à présent, les chercheurs estimaient que les allergies médicamenteuses, qui se manifestent par des troubles intestinaux ou cutanés plus ou moins graves, traduisaient une réaction directe de l’organisme contre les médicaments en cause. En fait, il semblerait que cette réaction soit indirecte et que les cellules de l’immunité soient dirigées contre des virus réactivés, chez certains individus sensibles, par la prise des médicaments.

Une réplication virale chez 3/4 des patients

Philippe Musette et ses collaborateurs de l’Unité Inserm 905 "Physiopathologie et biothérapies des maladies inflammatoires et auto-immunes à Rouen ont suivi 40 personnes chez qui l’absorption d’antibiotiques et d’antiépileptiques provoquait un DRESS, autrement dit une réaction médicamenteuse entraînant l’augmentation de la concentration en lymphocytes éosinophiles et des symptômes allergiques cutanés et viscéraux (hépatique, pulmonaire et rénal), explique l’Inserm dans un communiqué.
En analysant la réplication virale du virus EBV (Epstein Barr Virus), les chercheurs ont constaté qu’il se multipliait chez les ¾ des patients. Puis ils ont observé que c’est pour lutter contre cette réactivation du virus EBV "dormant" que le système immunitaire des patients s’activait. Ce n’est donc pas directement contre le médicament mais contre l’invasion et la réactivation virale qu’il induit que réagit l’organisme, expliquent les chercheurs.

Ces derniers doivent encore élucider le mécanisme qui déclenche l’activation des virus Epstein Barr dormants des patients. Ils soulignent par ailleurs que le processus n’a été observé que chez les patients "DRESS" et pas chez les témoins, ce qui tend à prouver que d’autres déterminants sont impliqués dans la plus ou moins grande vulnérabilité à l’allergie médicamenteuse, écrivent-ils.

D’ores et déjà, "les résultats de l’équipe française pourraient remettre en question le point de vue généralement admis concernant les mécanismes de l’allergie médicamenteuse", estime l’Inserm, ajoutant que les traitements des manifestations cutanées pourraient également être revus et demain inclure des antiviraux.

Amélie Pelletier

Sources
Communiqué de l’Inserm
Drug reaction with eosinophilia and systemic symptoms (DRESS) : a multiorgan antiviral T cell response - Science Translational Medicine, 25 août 2010, vol. 2 n°46


Les propositions pour le futur "Plan national maladies rares" dévoilées
jeudi 22 juillet 2010

Le Pr Gil Tchernia, qui a piloté l’élaboration du plan maladies rares 2010-2014, a remis ses propositions hier 21 juillet aux ministres de la Santé et de la Recherche. Le nouveau plan est supposé entrer en vigueur dès cette année.

Près de 3 millions de personnes en France sont atteintes d’une des 7 000 maladies rares aujourd’hui identifiées. Un premier plan national, entre 2005 et 2008, a permis des avancées majeures, comme la création de 131 centres de référence maladies rares (CRMR).
L’élaboration d’un nouveau plan, promis par le président de la République, a mobilisé 175 participants représentant les diverses parties prenantes. Ceux-ci se sont réunis d’octobre 2009 à janvier 2010 dans différents groupes de travail sous la houlette du Pr Gil Tchernia, directeur du Centre d’information et de dépistage de la drépanocytose (Paris), missionné par le gouvernement. Les industriels de la santé y étaient notamment représentés par des membres du Leem, de Sanofi-Aventis et des filiales françaises de laboratoires internationaux (dont Novartis, Roche et Genzyme). Le résultat de leurs travaux prend la forme de 82 propositions, répondant à 25 objectifs généraux. Au menu : la mise en place ou le renforcement d’outils destinés à pérenniser la politique dans le domaine des maladies rares, à répondre aux problèmes auxquels sont quotidiennement confrontés les malades et les professionnels de santé, sans oublier un dispositif de gouvernance et de suivi afin de garantir l’avenir des actions à mettre en œuvre.

Le "off label" à la loupe
L’un des sept grands axes du projet est entièrement dédié aux médicaments utilisés dans le traitement des maladies rares, dits "médicaments spécifiques". Il est ainsi proposé de créer un guichet unique pour favoriser l’émergence de projets de développements de médicaments ou de dispositifs médicaux, de consacrer une part des investissements du fonds national Innobio aux sociétés actives dans le champ des maladies rares, ou encore de réaliser chaque année un rapport sur le marché des médicaments orphelins, leurs développeurs et leurs exploitants industriels. Les groupes de travail se sont également penchés sur l’utilisation de médicaments hors AMM pour les maladies rares. Le rapport du Pr Tchernia préconise à ce sujet la création d’un observatoire de l’usage de ces médicaments hors AMM et d’autres produits non remboursés, observations qui pourraient servir de base à l’élaboration de recommandations de bonnes pratiques et de protocoles nationaux de diagnostics et de soins, ainsi qu’à orienter les travaux de recherche. Il s’agirait aussi d’anticiper et de répondre aux problèmes posés par les ruptures de commercialisation, grâce à un dispositif de veille active.

Une banque de données mutualisée
Plusieurs autres projets devraient également impacter de façon plus ou moins directe les industriels de santé engagés dans cette aire thérapeutique. On trouve ainsi, parmi les principales mesures, la création d’une fondation de coopération scientifique nationale « maladies rares et médicaments orphelins ». Cette fondation associerait trois structures : l’une en charge d’un volet recherche, et dont les missions incluraient la gestion des partenariats public/privé, l’autre - le portail Orphanet - focalisée sur le volet information, la troisième responsable de la gestion des données. Cette dernière structure prendrait la forme d’une "banque nationale de données maladies rares", outil mutualisé qui devrait voir le jour dans le contexte de ce deuxième plan. Pour compléter les financements publics nécessaires à sa construction et à son fonctionnement, le projet évoque "un soutien financier (...) abondé par les industriels".
Le plan ne serait bien sûr pas complet sans l’affichage d’une volonté de soutenir la recherche, en particulier la recherche thérapeutique, jusqu’à obtention de la preuve de concept clinique, aussi bien dans le domaine des molécules innovantes que dans celui des médicaments existants utilisés hors AMM ou dépourvus d’autorisation. Ses auteurs préconisent notamment d’organiser un financement coordonné des projets soutenus financièrement par l’Agence nationale de la recherche (ANR), les Programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC) ou les structures privées.


La mortalité par cancer du poumon explose chez les femmes
27 mai 2010

La mortalité par cancer du poumon chez les femmes entre 35 à 44 ans a quadruplé entre 1984 et 1999. Le cancer du poumon passe donc au deuxième rang des causes de décès chez les femmes (après le cancer du sein).
Résultat d’autant plus étonnant que la mortalité par cancer du poumon chez les hommes, elle, a été divisée par deux en 10 ans.

Principale raison à cela : les femmes fument de plus en plus depuis les dernières décennies. Cet inquiétant constat sera au centre des discussions lors de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai.

Relevons cependant une donnée optimiste accréditée par les chercheurs : même si les anciens fumeurs conservent un risque plus élevé de cancer du poumon, on note tout de même une diminution du risque de cancer 5 à 9 ans après l’arrêt du tabac.

Sources : "Le point sur l’épidémie de cancer du poumon dû au tabagisme", Institut de Veille Sanitaire, mai 2010.
Et "La situation du cancer en France en 2009", Institut national du cancer.


Alzheimer : un vaccin prometteur pour combattre la maladie
28 avril 2010

Autriche – La société de biotechnologie autrichienne Affiris a annoncé le 23 avril la poursuite en phase II de son candidat vaccin contre la maladie d’Alzheimer. Une nouvelle étape attendue, après le succès des essais cliniques en phase I.

D’après Affiris, la phase I achevée il y a cinq mois a permis de vérifier la "sûreté et la tolérabilité" du vaccin par l’organisme. "AD02", comme il est appelé, va désormais être testé sur 420 patients d’Autriche, d’Allemagne, de France, de République tchèque, de Slovaquie et de Croatie.

Il entraînerait la production d’anticorps qui lutteraient contre la formation de plaques dans le cerveau. Ce sont ces plaques, provoquées par la protéine bêta-amyloïde, qui bloqueraient les signaux nerveux et seraient ainsi à l’origine de la maladie d’Alzheimer.

L’objectif du vaccin à l’étude sera de traiter les personnes déjà touchées par la maladie dégénérative. La société Affiris a cependant annoncé qu’en cas de résultats positifs, un vaccin préventif pourrait ensuite voir le jour.

A l’heure actuelle, aucun traitement curatif ne permet de traiter les malades d’Alzheimer. Dix-huit millions de personnes sont aujourd’hui atteintes de la maladie dans le monde, et on prévoit 34 millions de malades pour 2025.



Fécondation : vers une sélection du meilleur spermatozoïde ?
28 avril 2010

Infime mais décisive étape, la sélection du spermatozoïde pour la fécondation reste une énigme. Est-il "meilleur" ou plus rapide que ses collègues ? Une équipe de chercheurs du CNRS et de l’INSERM a trouvé une explication ...

Lors de la fécondation, seul un spermatozoïde pourra fusionner puis partager son matériel génétique avec l’ovocyte pour donner le futur foetus. Pourquoi ce spermatozoïde et pas un autre ? Voilà une question sur laquelle bien des chercheurs se sont penchés.
Une nouvelle découverte des chercheurs du CNRS et de l’INSERM de l’Institut de Neurosciences de Grenoble pourrait bien enfin éclaircir ce mystère : selon eux, les gamètes mâles procéderaient entre eux à un mécanisme d’auto-ciblage et d’auto-élimination.

Cette sélection aurait lieu au cours du processus de maturation des spermatozoïdes, une fois dans le tractus génital féminin. En effectuant leurs travaux sur des souris, ils ont découvert qu’au cours de cette étape, certains spermatozoïdes allaient sécréter une enzyme appelée Phospholipase A2 de groupe X. Cette enzyme va alors reconnaître des gamètes mâles présentant des anomalies sur les lipides constituant leur membrane plasmique.

Lorsqu’un spermatozoïde est reconnu comme défectueux, cette enzyme va alors s’attaquer à une de ses structures : l’acrosome. Petite membrane située en haut de la tête du gamète mâle, cette structure joue pourtant un rôle essentiel dans la fusion avec la membrane de l’ovocyte. En la détruisant, la Phospholipase A2 de groupe X effectue alors un premier tri des gamètes, écartant les spermatozoïdes anormaux de la "course à la fécondation".

En fait, tout se passe comme si les spermatozoïdes coopéraient entre eux, en éliminant au fur et à mesure ceux qui ne semblent pas fécondants.

Aussi, cette découverte offre de belles perspectives quant aux techniques de procréation médicalement assistées. Malgré de nombreux progrès, de nombreux couples rencontrent toujours des difficultés pour avoir un enfant, certains ayant recours aux techniques de procréation médicalement assistée. La sélection éventuelle du spermatozoïde le plus apte à la fécondation pourrait donc s’avérer être une importante avancée. Si bien entendu, ces observations sont transposables à l’homme ...

Frédéric Tronel

Source : Communiqué de presse du CNRS : "Comment sont sélectionnés les spermatozoïdes lors de la fécondation", 26 avril 2010


Les jouets des salles d’attente porteurs de virus
24 février 2010

Une étude américaine montre que les jouets de ces antichambres peuvent être sources d’infection. Des mesures de prévention sont possibles.

Tous les parents ou presque en ont fait les frais un jour ou l’autre : ils emmènent leur enfant chez le pédiatre pour une infection et en repartent avec une autre. En cause, les contacts directs entre enfants ou par jouets interposés dans les salles d’attente, très souvent porteurs de virus responsables de maladies respiratoires.
Des chercheurs américains se sont penchés sur la question et ont publié leurs résultats dans Pediatric Infectious Disease Journal. Leurs travaux, menés en Virginie, ont notamment porté sur le picornavirus, à l’origine du simple rhume et de certaines gastro-entérites. Ils ont prélevé des échantillons sur des jouets avant et après nettoyage par une lingette antiseptique. Or, même après nettoyage, certains virus restent détectables sur 20 % des jouets.

«Bouillons de culture»

«On ne peut pas nier que les salles d’attente tout comme les lieux collectifs contiennent des microbes», note le Dr Jacques Cheymol, pédiatre à Clichy. Les médecins rechignent à évoquer cette question de l’hygiène de leurs salles d’attente, la jugeant culpabilisante, et préfèrent insister sur les contaminations dues aux rapports interhumains, princi pale cause des échanges viraux via les mains ou les gouttelettes de salive. «Bien sûr que les enfants sont des bouillons de culture, relève le Dr Gérald Fain, oto-rhino-laryngologiste, assistant à la Fondation Rothschild à Paris. Mais ils contaminent les salles d’attente comme ils le font des crèches. Il faudrait presque faire une décontamination chirurgicale à chaque passage d’enfant malade, or c’est évidemment impossible.»

Pour le Dr Fain, il n’y a pas de remède miracle : si l’on emmène ses enfants chez le pédiatre, c’est par obligation puisqu’ils sont malades. Et les virus qu’ils sont susceptibles de contracter dans une salle d’attente sont les mêmes que ceux qu’ils attraperaient de toute façon par le biais de leurs frères et sœurs ou dans la cour de récréation. La différence, c’est que dans l’inconscient collectif, on vient chez le médecin pour se soigner et non pas pour attraper une autre maladie. Quitte à ne pas comprendre que les responsabilités sont partagées.

Porter des masques

Si l’on vient avec un enfant fiévreux et qui tousse, le faire tripoter ou même sucer les jouets de la salle d’attente n’est pas une bonne idée. Il n’est pas non plus nécessaire de le faire accompagner de sa sœur ou de son frère pour qu’ils attrapent la grippe ou la gastro-entérite saisonnière. «La solution serait que les malades portent des masques quand ils se rendent chez leur médecin, mais ce n’est pas dans la culture française», déplore le Dr Cheymol.

Du côté des médecins, quelques règles simples pourraient également être respectées, comme ne pas surcharger les salles d’attente en période épidémique, recevoir en priorité les malades qui toussent et qui ont de la fièvre. Ou encore aménager des horaires spécifiques pour que ceux qui viennent pour un vaccin ne croisent pas ceux qui souffrent d’une bronchiolite ou d’une angine. Du bon sens logistique en somme.



Effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer
12 janvier 2010

Une équipe de l’université de la Floride, qui mesurait les effets des ondes électromagnétiques des téléphones portables sur le cerveau des souris, a eu toute une surprise en constatant que ces ondes avaient un effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer et permettaient même de faire régresser la maladie.

Longtemps on a cru que les cellulaires étaient plutôt une cause de tumeur au cerveau, voilà pourquoi les résultats de cette nouvelle étude, publiée dans le Journal of Alzheimer Disease, en ont surpris plus d’un.

Les chercheurs ont soumis une centaine de souris à des ondes électromagnétiques émises par les cellulaires à raison d’une à deux heures par jour pendant sept à huit mois. Certains rongeurs avaient été génétiquement modifiés et avaient l’Alzheimer. On a constaté qu’une exposition tôt à l’âge adulte offrait une protection pour la mémoire des souris et ainsi protégeait de l’Alzheimer. De plus, les ondes avaient même rétabli le fonctionnement normal de la mémoire des souris malades et elles n’avaient développé aucun cancer.

Les chercheurs pensent maintenant que s’ils parviennent à trouver la bonne fréquence des ondes électromagnétiques, cela pourrait représenter un avancement majeur dans le traitement de la maladie.

Pendant ce temps en Italie, on a mis au point une nouvelle technique de scanneur du cerveau qui permet de détecter l’Alzheimer dès les premiers signes, même avant les pertes de mémoire.


Grippe A : plus de risques d’infection chez les fumeurs
7 octobre 2009

Les scientifiques ont montré que les fumeurs ont 43 à 59 % de risques supplémentaires d’être touchés par la grippe A. Une étude avait déjà été réalisée en 1982 auprès de soldats israéliens lors d’un épisode de grippe comparable à l’épidémie actuelle et les résultats étaient les mêmes. Idem pour deux autres études datant de 1982 et 1999.

Les fumeurs encourent même plus de risques de développer une forme plus sévère de la grippe que les non-fumeurs. Côté vaccin anti-H1N1, les effets sont identiques chez les fumeurs et non fumeurs. Mais l’étude de l’OFT montre que les fumeurs seraient protégés moins longtemps.
Les études de l’OFT sont disponibles sur leur site officiel. L’association met en garde les 13,5 millions de fumeurs en France sur les dangers du tabagisme face à la grippe A. Aujourd’hui, un fumeur régulier sur deux décède d’une maladie liée au tabac.



Trois chercheurs en quête de l’éternelle jeunesse des cellules
7 octobre 2009

Elizabeth Blackburn
Professeur de biologie et de physiologie à l’université de Californie à San Francisco, Elizabeth Blackburn, 61 ans, a passé sa jeunesse en Australie et a fait ses études supérieures en Angleterre avant de s’installer aux Etats-Unis. En 2006, elle reçoit, avec Carol Greider et Jack Szostak, le prix Lasker pour leurs travaux sur la télomérase.

Elle part vivre aux Etats-Unis dans les années 1970 : "On m’a donné ma chance en me confiant un laboratoire à Berkeley, et je l’ai saisie" (Le Monde du 13 mars 2008). En 2007, le magazine Time l’a désignée comme l’une des cent personnalités les plus influentes au monde.

Carol Greider
Doctorante dans le laboratoire d’Elizabeth Blackburn à l’université de Californie, Carol Greider a joué un rôle décisif dans la découverte de la télomérase.

Cette Américaine, née en 1961, dirige actuellement un laboratoire à la faculté de médecine de l’université Johns Hopkins, à Baltimore (Maryland). Elle y travaille toujours sur la télomérase et la fonction des télomères. Elle étudie ces régions des chromosomes chez l’homme et a mis au point une souris - modèle privée du gène de la télomérase -, qui lui permet de mieux comprendre ce qui se passe dans la cellule lorsque la télomérase ne fonctionne plus.

Jack Szostak
Jack Szostak, 57 ans, se partage entre son poste de professeur de génétique à la faculté de médecine d’Harvard, ses recherches au Massachusetts General Hospital et à l’Institut médical Howard Hughes (Maryland). Dans les années 1980, il se consacre à une recherche sur l’origine de la vie, inspirée par la découverte de Tom Cech et Sidney Altman : l’ARN peut catalyser certaines réactions chimiques à l’intérieur de la cellule - comme le font les protéines -, précédant l’apparition de l’ADN. Jack Szostak travaille sur une cellule artificielle simple, capable de grandir, de se diviser et de s’adapter aux modifications de son environnement.



Lancement du partenariat européen pour la lutte contre le cancer
1 octobre 2009

Le 29 septembre, plus de 300 organismes de lutte contre le cancer, de patients atteints du cancer et de personnes ayant survécu à cette maladie, de professionnels des soins de santé, de chercheurs, d’autorités sanitaires et de ministres de la santé se sont réunis à Bruxelles, à l’occasion du lancement officiel du partenariat européen pour la lutte contre le cancer.
Dans leurs allocutions d’ouverture, le président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, la commissaire en charge de la santé, Mme Androulla Vassiliou, et S.A.R. la Princesse Mathilde de Belgique insisteront sur les conséquences qu’a le cancer sur la vie des malades et de leurs familles.
lls diront également à quel point il est important de parler de cette maladie et de mettre fin au sentiment de honte et au mur de silence qui entourent certains types de cancer. Chaque année, un cancer est diagnostiqué chez trois millions d’Européens. Le cancer est la deuxième cause de mortalité, tant chez les hommes que chez les femmes. Le but du partenariat est d’amener les organismes compétents à unir leurs efforts pour partager leurs connaissances et identifier les défis à relever afin de réduire de 15 % le nombre de nouveaux cancers détectés dans l’UE d’ici à 2020.
Le président de la Commission, M. José Manuel Barroso, a déclaré : « Le partenariat européen pour la lutte contre le cancer nous permettra de coopérer et, partant, de mieux utiliser les ressources, les compétences et les moyens qui existent en Europe. Cette initiative représente une nouvelle expression des valeurs de l’Union européenne, fondées sur la responsabilité et la solidarité, ainsi que de notre volonté de placer résolument les personnes au cœur de notre action.»
M. Janez Potoènik, commissaire européen en charge de la recherche, a déclaré : « La recherche contre le cancer fait partie des priorités du 7 e programme-cadre de recherche. L’existence de ce partenariat témoigne de notre volonté d’intensifier nos efforts pour améliorer la coordination au niveau de l’Union dans ce domaine, dans le cadre tracé par l’Espace européen de la recherche. En joignant nos forces et nos ressources dans le domaine de la recherche, nous pourrons mener une action plus efficace.»

La cérémonie de lancement du partenariat européen pour la lutte contre le cancer

La cérémonie de lancement aura lieu au centre Wolubilis, à Bruxelles. Après les allocutions d’ouverture prononcées par le président Barroso, la commissaire en charge de la santé, Mme Androulla Vassiliou, et S.A.R. la Princesse Mathilde de Belgique, les participants assisteront à la projection d’un court-métrage intitulé « Life for Living ». Ce film illustre le vécu, les espoirs et les aspirations de cinq personnes issues de milieux différents, d’âge différent et ayant souffert de cancers différents, mais qui ont en commun d’avoir vaincu la maladie. Les participants pourront également voir un message vidéo enregistré par le chanteur d’opéra Josep Carreras, qui évoquera son propre combat contre le cancer et les espoirs qu’il fonde sur ce partenariat. Les deux films ont été produits spécialement pour cette occasion.
Une table ronde, à laquelle participeront des experts dans le domaine du cancer, le ministre suédois de la santé, ainsi que M. Janez Potoènik, le commissaire européen en charge de la recherche, et M. Jo Leinen, président de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen, reviendra sur les quatre piliers du partenariat: l’information sur le cancer, la détection précoce et la promotion de la santé, la recherche sur le cancer et l’apprentissage grâce aux échanges de bonnes pratiques.
Pour clore la cérémonie de lancement, 27 personnes ayant souffert d’un cancer, issues chacune d’un État membre différent de l’UE, apporteront leur témoignage.

Le partenariat européen pour la lutte contre le cancer

Le but du partenariat est de soutenir les pays dans leurs efforts de lutte contre le cancer, en leur fournissant un cadre dans lequel pourront s’inscrire l’identification et le partage de s informations, des capacités et des connaissances en matière de prévention du cancer et de lutte contre cette pathologie. Le partenariat vise à réunir un large ensemble d’acteurs, y compris des organisations non gouvernementales, des chercheurs, des groupes de patients, des entreprises et des autorités nationales de tous les pays de l’Union, dans un effort collectif et dans un engagement commun à lutter contre le cancer. Cette approche de partenariat contribuera également à prévenir la dispersion des efforts et les doubles emplois, en favorisant une meilleure utilisation des ressources limitées qui sont disponibles.Ce partenariat repose sur le courage et l’engagement: le courage de parler du cancer en toute franchise et l’engagement d’unir nos efforts, de nous faire mutuellement confiance et de partager nos connaissances.»
Le document de stratégie de la Commission relatif à une action contre le cancer, adopté en juin 2009 (IP/09/996), définit les finalités, les objectifs et les actions du partenariat. Après le lancement de celui-ci, des réunions préparatoires sont prévues pour l’automne.




250 km/h, 3,2 l au 100 : la voiture verte s’émancipe
11 septembre 2009

Le projet Mercedes Vision S 500 Plug-in HYBRID,qui sera dévoilé à Francfort la semaine prochaine, pulvérise la notion de « voiture verte » telle qu’on l’imaginait jusqu’alors.

Si ce n’est pas une révolution, ça lui ressemble beaucoup. Laissons parler les chiffres : 250 km/h en vitesse de pointe, 0 à 100 km/h en 5, 5 secondes. Pour 3,2 litres d’essence au 100 et 74 grammes d’émissions de CO2 par kilomètre ! Vous avez bien lu : les performances d’une puissante voiture de grand tourisme pour une consommation et des rejets bien inférieurs à ceux d’une Toyota Prius ou d’une Honda Insight !

Avec le projet S 500 Plug-in HYBRID, qui sera dévoilé à Francfort la semaine prochaine, Mercedes frappe fort, très fort. D’autant plus que ces performances spectaculaires ne sont pas obtenues sur un véhicule spécifique, mais à partir d’une Classe S. La berline classique tiendrait-elle enfin sa revanche ?

L’hybridation n’est pas une première pour la marque souabe : une S 400 hybride est déjà en concession depuis le printemps. Mais le vaisseau amiral de Mercedes hérite cette fois d’un propulseur électrique de 60 ch (20 pour la S 400). Selon la marque, ce groupe plutôt musclé serait capable d’entraîner seul la grande carcasse de la Classe S pendant 30 kilomètres, soit une distance dix fois plus importante que celle que peut parcourir dans les mêmes conditions un Lexus RX 450h. Elle rejoint au passage le club assez fermé des hybrides dits « série et parallèle » (ou full hybrid), auquel appartiennent les Lexus et la Prius. Rappelons que ce type de véhicule peut fonctionner en mode électrique ou thermique alternativement.

Cette hybride est également « plug-in », c’est-à-dire que ses batteries peuvent être mises en charge directement à partir du secteur. Après une série de rendez-vous matinaux en ville, le conducteur pourra brancher saS 500 sur la prise de courant que le restaurant où il déjeune mettra à sa disposition. Pour, ensuite, repartir pour une autre demi-journée de travail en voiture, toujours sans produire aucun gramme de CO2 ni la moindre particule car seul le mode électrique sera sollicité.

Les accumulateurs lithium-ion de la S 500 Plug-in HYBRID ont une capacité de plus de 10 kWh. Ils sont nichés dans le coffre, hélas au détriment du volume de celui-ci. Le poids total de tous les éléments nécessaires à ce passage à l’hybride est de 215 kg, dont 130 kg pour les seules batteries. Soit la masse de deux passagers.

Mercedes administre une nouvelle fois la preuve que la technologie de l’hybride convient bien aux grands véhicules. Leur dimension leur permet d’embarquer d’encombrants accus plus facilement qu’une petite berline. Et le couple du moteur électrique, immédiatement disponible, anime instantanément ces grandes autos.


Fin des monstres à bosses

Reste toujours la lancinante question du prix des batteries. Mercedes, comme Mini, ne délivre pas d’informations à ce sujet. Mais le surcoût devrait être plus tolérable sur un haut de gamme. Il faudra également vérifier si l’autonomie annoncée sur le mode électrique est réellement exploitable par M. Tout-le-Monde. Mais Mercedes n’a pas la réputation de plaisanter, et les technologies de cette voiture ne relèvent pas de la science-fiction.

Si elles sont rapidement mises en œuvre, elles sortiront la voiture « verte » hybride du ghetto et de l’exotisme dans lesquels elle est encore confinée. On peut imaginer alors la disparition de ces carrosseries hideuses, dictées par le marketing des marques, et dessinées uniquement pour montrer à la galerie que l’on roule hybride. Ces monstres à bosses ne seront plus alors réservés qu’à ceux qui continueront à vouloir afficher avec ostentation leur fibre verte. On a les intégrismes que l’on peut.



Grippe H1N1 : 47 nouveaux morts en Argentine, 11 au Pérou
8 septembre 2009

BUENOS AIRES — L’Argentine a enregistré 47 nouveaux décès de la grippe H1N1 en une semaine, ce qui porte à 512 le nombre total de victimes et maintient le pays au troisième rang des plus touchés au monde derrière le Brésil et les Etats-Unis, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

"Cinq cent douze cas de décès ont été confirmés dans vingt provinces, tandis que 196 (autres décès) sont à l’étude" pour vérifier s’ils sont liés à la pandémie de grippe H1N1, précise le ministère dans un communiqué.

Au total, 8.384 cas de la maladie ont été confirmés depuis l’apparition du virus H1N1 en Argentine, le 17 mai, selon le ministère.

"Le nombre de cas est en régression" et correspond aux chiffres habituels à cette époque pour une maladie comme la grippe, selon le texte du ministère.

Au Pérou, un bilan actualisé fait état de 11 nouveaux décès dans la première semaine de septembre, soit un total de 109 morts depuis le premier décès début juillet, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Les victimes, souligne le ministère dans un communiqué, appartenaient à des groupes à risques, présentant notamment des symptômes d’obésité pathologique, de maladie pulmonaire chronique, d’alcoolisme, d’anémie, d’immunodéficience ou de paralysie cérébrale.

Dans les premiers jours de septembre, 621 nouveaux cas de grippe H1N1 ont été recensés, portant à 7.312 le total de cas diagnostiqués depuis l’apparition du virus au Pérou mi-mai, mais seuls 351 sont encore considérés comme malades.



Des biomarqueurs anticancer
3 septembre 2009

10,3 millions d’euros accordés par Oséo pour des biomarqueurs anticancer.

Vu sa progression inquiétante, le cancer reste un terrain de recherche prioritaire des sociétés de biotechnologies, que soutient activement le financement public. A l’exemple de l’entreprise dijonnaise Oncodesign qui a obtenu, au cours de l’été, une enveloppe de 10,3 millions d’euros d’Oséo, couvrant 40 % du coût de son programme IMAkinib. « Nous avons été convaincus par la qualité et l’originalité de ce projet qui viendra combler un vide thérapeutique important en matière d’oncologie clinique », justifie François Drouin, PDG d’Oséo.
En effet, ce programme de R&D vise à développer de nouveaux biomarqueurs spécifiques pour évaluer l’efficacité des traitements anticancéreux en fonction des patients. Afin de mener à bien ce projet, dont le budget global s’élèvera à 24,7 millions d’euros sur huit ans, la société va travailler main dans la main avec deux partenaires industriels : Guerbet, pour la mise au point et le développement clinique des biomarqueurs, et Ariana Pharmaceuticals, pour l’analyse des données chimiques et biologiques.

A quoi servent les radiotraceurs ? Marquées par un fluor radioactif, ces molécules de diagnostic, qui font appel à des technologies d’imagerie déjà maîtrisées en milieu hospitalier, permettent de réaliser une image par le biais d’un scanner pour suivre la réponse des patients aux traitements antitumoraux, tout en indiquant la localisation précise de la tumeur et de ses éventuelles métastases. « Avec les radiomarqueurs,

nous allons pouvoir établir une segmentation des patients pour évaluer, grâce à l’imagerie, le traitement le plus efficace et le plus adapté », projette Claire Corot, directrice de la recherche chez Guerbet.



Moëlle osseuse : comment faire pour être donneur ?
1er septembre 2009

Organisée par l’Agence de la biomédecine, en collaboration avec l’Etablissement Français du sang, la semaine nationale pour le don de moelle osseuse a pour objectif de promouvoir auprès de tous le don de moelle osseuse, essentiel pour sauver des vies.

Cette quatrième édition mettra donc les donneurs à l’honneur. Un hymne sera réalisé pour et par eux le lundi 14 septembre de 12h à 15H au carrefour de l’odéon, devant l’université Paris Descartes.

Pour participer à cet évènement ainsi qu’à la semaine de mobilisation, vous pouvez vous rendre sur le site www.dondemoelleosseuse.fr . Vous aurez alors la possibilité de contribuer à l’hymne, voter pour le vidéo clip de promotion du don le plus marquant et vous inscrire pour devenir donneur volontaire. Le don de moelle osseuse est véritablement la grande cause nationale 2009. Chaque année, en France, 2400 personne ont besoin d’un greffe de moelle osseuse, la majorité des greffes étant possible grâce à la générosité des donneurs.

Quelles condiitons pour être donneur ?

- être en parfaite santé,

- avoir de 18 ans minimum à 50 ans révolus lors de linscription (même si lon peut ensuite donner jusquà 60 ans),

- répondre à un entretien médical et faire une prise de sang qui permettra de connaître les « caractéristiques HLA » et détablir la compatibilité entre donneur et malade. Le donneur ne sera sollicité que sil existe quelque part un malade compatible ayant besoin dune greffe de moelle osseuse : cela peut être rapide, se produire des années plus tard ou jamais.



Décès à 21 ans du plus vieux chien du monde
1er septembre 2009

"Chanel" n’est plus. Cette femelle teckel à poil ras était le plus vieux chien du monde. Elle vient de s’éteindre à l’âge de 21 ans, soit l’équivalent de 147 ans pour un être humain.

"Chanel" est morte de causes naturelles vendredi au domicile de sa maîtresse à Port Jefferson Station, un village situé à quelque 80km à l’est de New York City.
En mai dernier, le Livre Guinness des records avait rendu hommage à "Chanel" en lui organisant une fête pour son 21e anniversaire offert par une marque d’aliment canin dans un hôtel et spa pour chiens de Manhattan.

Ses maîtres, Denice et Karl Shaughnessy, l’avaient adopté dans un refuge de Virginie alors qu’elle avait six semaines.

Au cours de ses dernières années, "Chanel" devait porter des "lunettes" pour ses cataractes et des chandails parce qu’elle était très sensible au froid. Mais ses maîtres soulignent qu’elle était encore alerte pour son âge.

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